Posté le 09.11.2007 par coraliepasquale
Effectivement, je n'ai pas eu une minute à mois ces 3 dernières semaines.
J'annonce donc pour lundi les livres de Peter Treymane concernant les mystères de soeur Fidelma, des petits romans policiers, se passant en Irlande, au VIIème siècle... et sans doute autre chose...
Posté le 10.10.2007 par coraliepasquale
Je vous avoue que c’est avec circonspection que j’ai abordé ce livre. J’y ai découvert des lieux et une période qui ne m’étaient pas du tout familiers (l’empire byzantin au 5ème siècle). En plus, quand j’ai ouvert le livre, je suis rendue compte que les caractères étaient minuscules…
Quoi qu’il en soit, très vite, je suis complètement rentrée dedans. Sans être spécialement fascinée par les personnages ou cette partie de l’histoire précisément, l’intrigue est menée, à mon sens, avec maestria. Je ne m’attendais pas à autant de rebondissements, aussi bien orchestrés.
Démétrias, esclave d’état, meilleure tisseuse de la manufacture de Tyr (heureusement cette édition comporte une carte), est penchée sur son ouvrage, la broderie d'un panneau de soie, destiné à orner des rideaux pour l’empereur.
Belle femme, elle s’est mariée sans passion, afin d’échapper aux autres hommes qui la sollicitaient. Elle vit, apparemment, son mariage comme une association, qui lui aura quand même donné Mélétios, son petit garçon. Pourtant, son mari est amoureux d’elle. Comme elle esclave d’état, pécheur de ces coquillages qui transformés donnent la teinture « pourpre », que seuls les empereurs ont le droit de porter.
Démétrias a justement déjà tissé des manteaux pour l’empereur, dans cette soie pourpre, et connaît ses mensurations. Aussi, quand elle est convoquée d’urgence chez le procurateur, qui lui passe la commande urgente et secrète d’un manteaux de soie pourpre, orné de broderies en or, la différence de taille lui fait comprendre qu’il n’est pas destiné à Théodose, empereur de l’empire Byzantin, mais à quelqu’un qui cherche à usurper le trône…
Mais que peut faire une esclave d’état contre les puissants de l’administration ? Refuser de tisser ce manteau ? impossible. Dénoncer les comploteurs, car elle a deviné qui est l’instigateur de cette trahison ? Son mari, à qui elle se confie, malgré le secret qu’elle a promis pour tout ce qui concerne cette affaire, prendra en secret la décision à sa place. Et quand Démétrias est enlevée et disparaît, alors il prendra la route de Constantinople, afin de retrouver la femme qu’il aime. Ainsi, Siméon et Démétrias se retrouveront face aux grands du royaume, les uns fidèles au régime en place, les autres manigançant pour le renverser…
Ce livre est très bien fait, il n’y a ni trop de sentiments, ni trop de politique, ni encore trop d’histoire. Tout est très bien dosé, pour le plus grand plaisir des lecteurs.
En faisant des recherches sur l’auteur, j’ai découvert que certains de ses livres avaient été bien mal traduits, et que cela en rendait la lecture assez désagréable. Ce n’est pas le cas pour « Pourpre impériale ».
Résumé du quatrième de couverture :
« Au Ve siècle, l’Empire Byzantin brille encore de tous ses feux. Mais les barbares menacent les frontières, et les traîtres de haut rang complotent contre l’empereur.
L’un deux contraint Démétrias, une jeune tisseuse de Tyr, à tisser le manteau pourpre – couleur sacrée et réservée aux empereurs- que revêtira l’usurpateur Nomos après le coup d’état.
La mort dans l’âme, Démétrias s’acquitte de sa tache. Mais peu après, elle voit se refermer sur elle les mâchoires d’un piège effroyable. Suspectée de trahison par les espions de l’empereur, elle est emmenée de force à Constantinople.
Son mari et son fils âgé de 5 ans mettent tout en œuvre pour la retrouver. Y parviendront-ils ? »
Autres livres du même auteur (que je n’ai pas lus):
- L’aigle et le dragon (au 2ème siècle, concernant l’empire romain il me semble)
- Une trilogie sur la légende arthurienne
Peu de liens en français sur l’auteur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gillian_Bradshaw
En anglais (a l’air assez complet) :http://www.fantasticfiction.co.uk/b/gillian-bradshaw/
Posté le 09.10.2007 par coraliepasquale
Bonjour,
Quelques liens parlant de romans historiquesB
rève présentation de romans historiques, large choix
http://livres.linternaute.com/categorie/203/1/romans_historiques/
Site sur l’histoire avec présentation de romans historiques
http://www.histoire-et-secrets.com/index.php?lng=fr
Un site de littérature romantique, avec notamment un petit espace pour les romans historiques, avec résumés, avis, ect…
http://www.lesromantiques.com/espace.php4?esp=historique&page=historique.htm
Et encore :
http://www.hemes.be/esas/mapage/document/romanhis.html
http://www.ratsdebiblio.net/critiqueshistoriques.html
http://scarlettohara.wordpress.com/category/romans-historiques/
Bien sur, comment ne pas parler du site parlant de l’œuvre d’Anne Golon :
http://www.marquisedesanges.net/
Ce ne sont que quelques liens parmi les milliers de pages web susceptibles d’intéresser les lecteurs…
D’ailleurs, si vous en avez d’autres liens sympas de sites sur le même thème, contactez moi, et je les mettrai ici !
Pour acheter :
Que ce soit sur un forum, un blog, ou en surfant sur le net, on découvre des livres qui nous inspirent. Parfois assez vieux, épuisés, on a du mal à les trouver. Ou même tout simplement parce qu’une série de 6 ou 7 volumes revient assez chère : en poche, 40 à 60 euros, selon la taille des volumes. Et ne parlons pas des livres qui sont en grand format uniquement…
Personnellement, au vu de ma consommation, j’ai du trouver différents moyens d’acheter les livres que je veux. Bien entendu, pour un livre que je cherche ardemment, ou dont j’attend la sortie, je n’hésiterai pas à l’acheter neuf, en allant dans une librairie ou à la FNAC, ou encore le commandant sur une librairie sur internet (FNAC, AMAZONE, ALAPAGE).
Mais à part ceci, et surtout pour les anciennes éditions, il y a de multiples moyens de trouver le ou les livres que l’on cherche désespérément. De nombreuses librairies d’occasion existent sur internet. En voici une liste non exhaustive :
http://www.biblioteca.fr
http://www.decitre.fr/recherche/resultat.aspx?recherche=refine&theme=litt%E9rature&theme-associe=romans+historiques
http://www.livrenpoche.com/nouveautes.php?depuis=7&isNouveaute=1&fromAccueil=1&submitted=yes&orig=1201
http://www.chapitre.com/
http://www.abebooks.fr/
http://www.mollat.com/?gclid=CLfgiKPz5Y4CFSRNXgod6UH4OA
http://perso.orange.fr/auxcentmillebouquins/auxcentmillebouquins/
Rajoutez à cela
price minister et
e bay (qui m’ont déjà été d’un grand secours) et vous n’aurez plus d’excuse pour trouver votre bonheur… A noter booktrock, site d’échange de livre, que je n’ai pas encore essayé, mais tenterai un jour (encore que le nombre de livre dont je ne veux plus n’excède pas une quinzaine….).
N’oubliez pas, par contre, le plaisir de chiner dans les brocantes, où l’ont fait toujours de très bonnes affaires. Sur les marchés aussi, il y a parfois des bouquinistes. C’est le cas près de chez moi, j’y ai acheté il y a deux semaines une série de Pierre Naudin « Le cycle de Tristan de Castelreng », format poche, 7 volumes en excellent état, pour 10 euros ! Depuis que je l’ai découvert, je n’ai jamais autant fait le marché !!!
Juste une mention spéciale pour Redu, le village du livre, en Belgique, et ses nombreuses boutiques pleines de livres. Ayant passé une partie de mon enfance pas très loin, j'ai eu la chance d'y aller régulièrement...
Posté le 04.10.2007 par coraliepasquale
J’ai acheté sur une brocante, le week dernier, « le temps de l’amour » de Colleen Mccullough. Etant restée très emballée par « L’espoir est une terre lointaine », je n’ai pas hésité une seconde.
Colleen Mccullough a tendance, à mon sens, à beaucoup investir sur la personnalité des personnages. Ils sont bien souvent assez complexes, et leur chemin de vie plutôt tortueux. Il y a aussi un énorme travail de documentation sur les thèmes qu’elle aborde. Cela donne des romans attrayants, qui se lisent vite, au dénouement sympathique. Je ne la mets pas dans la catégorie des auteurs que j’adore +++, mais je l’aime vraiment bien.
Je vais donc vous parler des 3 livres que j’ai lus de cet auteur :
[b]Le temps de l’amour :[/b]
L’histoire de ce livre est celle d’Elisabeth, fille discrète et effacée d’un écossais pingre comme cela n’est pas possible. Un jour, subitement, il lui annonce qu’il la marie à un de ses cousins, Alexander, exilé qui a fait fortune en Australie.
Après un voyage éprouvant, elle va se retrouver en face d’un homme qui la terrifie (à cause de son allure méphistolitique), va l’épouser en 2 temps 3 mouvements, et la met dans son lit. Elisabeth, à qui la vie ne réservait rien d’autre que de s’occuper de son père, va vivre un aventure qui lui paraissait inimaginable. Prendre le bateau, pour aller à l’autre bout du monde épouser un homme dont personnage n’a été capable de lui parler vraiment, car il avait quitté la région à l’âge de 15 ans.
Elle été pauvre, elle épouse un millionnaire. Profondément croyante, on lui a appris que le péché venait de la femme, et que l’acte de chair n’est qu’un mauvais moment à passer. Mariée trop tôt à un mari qui ne prendra pas le temps de la connaître, et très vite affiche sa maîtresse, elle construira autour d’elle un rempart de glace.
En fait, je ne comprends pas pourquoi les éditions françaises ont choisi ce titre. Il donne l’impression d‘un roman d’amour, alors que l’histoire d’amour n’aura lieu que bien plus tard, tout à la fin du livre. L’histoire est celle d’une femme très seule, de son mari, et de leur famille. Tous sont des personnages assez intéressants.
Résumé du 4ème de couverture :
A 16 ans, Elisabeth est à peine sortie de l’enfance, et pourtant son père l’envoie épouser un parfait inconnu à l’autre bout du monde. A son arrivée en Australie, Elisabeth découvre un pays immense et sauvage et un homme qui l’impressionne et lui fait peur. Pourtant, Alexander est aux petits soins pour sa ravissante épouse, !ais en 20 ans à parcourir les coins les plus reculés du monde il a perdu l’habitude de traiter avec de jeunes filles innocentes… Heureusement, il y a la sulfureuse Ruby qui, malgré son propre amour pour Alexander, prend Elisabeth sous son aile…. Jusqu’au jour où celle ci croise le chemin de Lee, le jeune et magnifique fils de son amie.
L’espoir est une terre lointaine
De cet auteur, ce livre est mon préféré. L’histoire d’un homme, à la vie on ne peut plus banale à priori, mais pour qui totu va s’écrouler. Il va se retrouver en prison, pour une faute qu’il n’a pas commise, et puis ensuite exilé au bagne, en Australie. Comment cet homme au caractère plutôt bonhomme, sans fantaisie, va devenir par la force des choses un chef d’équipe respecté, qui mènera les siens vivant à destination, résistant aux mauvaises conditions de voyages dont bénéficiaient les bagnards.
Puis là bas, après un certain temps, c’est la possibilité de tout reconstruire, recommencer une nouvelle vie, dans cette Australie ouverte aux colons.
En fait, on revoit un peu, dans la deuxième partie de ce bouquin, le mythe de la terre vierge, qu’il s’agit de dompter pour la civiliser. Un peu comme l’ont fait certains colons américains en leur temps… si le récit souffre de certaines lenteurs, l’histoire est passionnante. A conseiller en tout cas.
Résumé de l’éditeur (pas le temps de recopier le résumé du 4ème) :
En cette fin du XVIIIe siècle, l'Empire britannique est ébranlé. Les colonies américaines se sont rebellées et les comptoirs établis en Afrique sont un échec. Quant au royaume, il est enlisé dans une crise économique majeure. George III et le parti Tory répondent aux tensions sociales exacerbées par une sévère répression. Les geôles se remplissent. Un noble
propose d'envoyer les proscrits hors du territoire, vers la terra australia, contrée hostile récemment découverte par James Cook. Condamné à sept ans d'exil suite à une machination diabolique, Richard Morgan fait partie de la première expédition. Il embarque sur l'Alexander, un navire négrier en partance pour les plages inhospitalières de Botany Bay. C'est les fers aux pieds, entouré de la lie de l'humanité, qu'il va élever, sans le savoir, les fondations d'une grande nation moderne.
Les oiseaux se cachent pour mourir
Bien entendu, je ne présenterai pas « Les oiseaux se cachent pour mourir », le chef d’œuvre de Colleen Mccullough, les amours de Meggie et le père Ralph de Bricassart… un chef d’œuvre de finesse à mon sens, des personnages superbes, une trame pleine d’inattendus, des amours impossibles, des choix terribles à prendre, le tout sur un fond de terre rouge et sauvage australienne… Tout le monde connaît ! (pour les non initiés, à découvrir d’urgence).
Résumé pris sur internet :
Meggie Cleary : un destin à peine ébauché, mais si lourd à porter. Tout a commencé par l'arrachement à la ferme natale, quand sa famille a quitté la Nouvelle-Zélande pour l'Australie. Là, dans l'immense domaine où son père est régisseur, la petite Meggie travaille et veille sur ses frères. Elle n'a que neuf ans lorsqu'elle rencontre celui qui va marquer toute sa vie : Ralph de Bricassart, un jeune prêtre ambitieux. Au fil des années, ils vont se chercher, se fuir se retrouver, se perdre à nouveau. Pour se délivrer de cet amour impossible, Meggie épouse Luke O'Neill, qui très vite révèle sa vraie nature, brutale et tyrannique. De son côté, Ralph, fidèle à sa vocation, gravit les échelons de la hiérarchie ecclésiastique... Les oiseaux se cachent pour mourir est un superbe roman d'amour, désormais un grand classique.
Liens sur l’auteur :
http://www.figuresdestyle.com/mccullough/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Colleen_McCullough
Site officiel (en anglais) :
http://www.colleenmccullough.com/
Liens sur Le temps de l’amour
http://www.evene.fr/livres/livre/colleen-mccullough-le-temps-de-l-amour-12913.php
http://discussingbooks.cohprog.com/dbe/French/TempsDeLAmour.htm
Liens sur l’espoir est une terre lointaine
http://www.critiqueslibres.com/I.PHP/vcrit/5039
http://www.figuredestyle.vip.fr/mccullough/morgan/genese.html (très intéressant, genèse du livre par l’auteur)
Liens sur Les oiseaux se cachent pour mourir
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_oiseaux_se_cachent_pour_mourir (ça vous rapellera les films)
http://www.figuresdestyle.com/mccullough/biblio/livres/oiseaux.html
De ces trois livres, le deuxième est le plus historique de tous. L’intrigue commence à la fin du XVIIIème siècle, et on y découvre réellement les débuts de la colonisation.
Le petit plus de ces livres, ce sont les « fonds ». On y découvre l’Australie par les yeux amoureux de son auteur, qui nous fait rêver en parlant de grande étendue de terres rouges, de roches bleues, et de champs arides plein de moutons, avec au milieu du désert de grandes maisons majestueuses…
C’est d’ailleurs en recherchant cette ambiance « vastes terres australiennes » que j’ai découvert « La dernière valse de Mathilda » » de Tamara Kinley. Un livre dur, que l’on pourrait presque croire malsain, mais qui très vite se révèle être une belle leçon de courage et d’espoir…. Promis, j’en parle dans le mois !!
Posté le 03.10.2007 par coraliepasquale
Marie des intrigues
Après avoir peiné avec « Le lys et la pourpre », été pas super super emballée par « Les ombrelles de Versailles », un peu longuet, et Jacques Antier, puis ensuite consolée par Catherine Hermary Vieille et son crépuscule des rois, très sérieux et peu ardu, j’ai retrouvé avec plaisir la légèreté de l’écriture de Juliette BENZONI.
Par contre, fait nouveau par rapport à ce que j’avais déjà lu d’elle, il ne s’agit pas d’un personnage fictif mis en place dans un contexte historique, comme elle a l’habitude de la faire, mais bien la vie d’une personne ayant existé, et qui a marqué l’histoire par son amour immodéré des complots !
J’avais déjà croisé Marie de Rohan Montbazon, qui a épousé de Luynes en premières noces, puis le duc de Chevreuse en secondes, dans Fortune de France de Robert Merle. Mais très brièvement, aussi, il n’était pas inintéressant de se pencher un peu plus dessus.
En elle même, Marie n’est pas un de ce personnages qui nous fait rêver. Egoïste, égocentrique, intéressée, cruelle même parfois, on plus envie de lui faire la morale qu’autre chose. Et pourtant, elle est si énergique, fière, habile, que l’on suit ses aventures avec grand intérêt. Et sa vie aura été tout, sauf ennuyeuse ! Aimée, jeune, de Louis XIII, épouse de son favori, puis ensuite disgraciée. Revenant à la cours par un avantageux mariage, amie d’Anne d’Autriche, elle favorisera les amours de celle ci avec Buckingham… Elle complotera contre Richelieu, et même son roi, ne reculant devant rien pour s’attacher les hommes qui lui seront utiles…
En refermant le deuxième tome, je me suis dit que Louis XIII avait eu un règne bien compliqué… J’avoue cependant qu’à la moitié du deuxième tome, j’ai commencé à me lasser de l’histoire. Toujours la naissance d’un nouveau complot, les mêmes courriers, dans le but… Si au début on admire Marie de se relever sans cesse après la défaite, à la fin, on se dit que c’est un combat sans fin. Puis la fin du livre m’a satisfaite. Je n’en dis pas plus…
En bref, on ne lâche pas facilement cette histoire. Outre le fait que c’est très instructif, étant donné qu’il s’agit d’une personne qui a réellement existé, cela change des livres que je connais de Juliette BENZONI, où il y a toujours une grande héroïne, idéalisée, qui vit de multiples aventures à travers l’Europe !
Quant à l’auteur, que j’ai déjà succinctement présenté dans le post sur la série des Catherine, il n’y a pas grand chose de plus à dire que ce que tout le monde connaît déjà ! Rares sont les écrivains qui savent aussi bien mêler leur imagination fertile à une profonde connaissance de l’histoire !
Donc la série comporte deux volumes :
- Marie des intrigues
- Marie des passions.
Résumé du quatrième de couverture du tome 1 :
« Dotée d’une beauté éclatante et d’une joie de vivre irrésistible, Marie Aimée de Rohan-Montbazon fait partie des femmes les plus enviées du royaume. Alors quand Louis XIII la chasse brutalement de la cour, elle se jure de laver cet affront.
Pour parvenir à ses fins, elle convainc le duc Claude de Chevreuse de l’épouser et reprend aussitôt sa place privilégiée auprès de la reine Anne d’Autriche, dont elle st l’une des favorites. Décidée à se venger du roi, Marie va user de son esprit acéré et de ses charmes pour concevoir les intrigues les plus raffinées.
Malgré un chemin semé d’embûches – un amour destructeur pour un aristocrate anglais, l’hostilité farouche d’un certain cardinal de Richelieu-, elle ne renoncera jamais à ce qu’elle aime plus passionnément que les joies de l’amour et les fastes de la cour : le pouvoir… »
Liens sur cette série de romans :
http://www.evene.fr/livres/livre/juliette-benzoni-marie-des-intrigues-12692.php
http://www.editionsvdb.fr/product_info.php?products_id=2478
Lien sur le personnage principal, Marie de Rohan Montbazon :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Duchesse_de_Chevreuse
Les séries de Juliette Benzoni : http://juliette.benzoni.free.fr/presentation/Benzoni_series.htm
Pour les autres liens, notamment sur l’auteur, voir le billet sur la série des Catherine !
Posté le 27.09.2007 par coraliepasquale
C’est avec un immense talent que Catherine Hermary Vieille relate la vie des souverains et souveraines d’Angleterre. Elle a su donner tant de vie à ces personnages, habituellement figés sur les pages d’un livre d’histoire, que même s’il s’agit pour nous d’un contexte et d’une époque peu familiers (la renaissance en Angleterre), on plonge dans le 1er tome pour n’en ressortir qu’à la fin du 3ème.
Historienne rigoureuse, elle a su habilement mêler histoire et extrapolation. Le résultat est un condensé d’histoire, d’amour, d’intrigues politiques, de cruauté, d’espérance… J’ai beaucoup ressenti en lisant ces livres, du plaisir, de l’indignation, de la colère, de la joie aussi. Elle a dosé savamment le temps, car les trois tomes couvrent quand même près de 80 ans, mais au contraire de certains livres, les faits ne se déroulent pas trop vite.
Tout d’abord, ce qui déconcerte au début, on vit l’Histoire (avec un grand H cette fois) par les yeux de plusieurs personnages différents. Ce qui donne des points de vue divers à ce qui se passe. Ensuite, si le fil conducteur reste la famille royale anglaise, on y voit différentes « dynasties » (les Lancastre, les Tudors, ect…), donc ce n’est pas le type de roman où on a un héros que l’on suit du début à la fin. Les personnages changent. Mais tous sont parfaitement développés.
On commence donc, dans le premier tome au XVème siècle, en plein guerre des Roses (le trône étant déchiré entre les York, dont l’emblème est la rose blanche, et les Lancaster, à la rose rouge), pour finir, au troisièmetome, sur la fin d’Henri VII (XVIème siècle), homme détestable (humainement parlant bien entendu, un espèce de Barbe Bleue qui aura eu 6 femmes !). Bien entendu, entre temps, mariages princiers, alliances politiques diverses donnent à ces romans un caractère très ouvert sur l’histoire de l’Europe. On y croise notamment la reine Jeanne la folle, héroïne d’autre autre superbe et triste roman du même auteur : « un amour fou » (que je conseille à tous), Charles Quint, Louis XII, François 1er…
En bref, j’ai beaucoup appris. C’est vrai, il y a un côté politique machiavélique qui me rappelle l’ambiance des rois maudits (dont bien entendu je parlerai un jour…..). c’est un type de roman historique bien différent du schémas plus habituel un héros/une aventure. Il faut savoir varier les plaisirs…
Résumé (de l’éditeur) du 1er tome :
1465. La fin du Moyen Age, l'aube de la Renaissance. Entre l'Angleterre, la France et les Flandres, rois, reines, grands seigneurs et aventuriers se déchirent pour le pouvoir. Une époque sombre et mystique, fastueuse et violente, que hantent des personnages hors du commun des femmes jolies et ambitieuses, comme Marguerite d'Anjou, fille du roi René, et la parvenue Elizabeth d'York, des enfants à la dramatique destinée, comme les deux fils du roi Edouard IV, étouffés à la Tour de Londres sur ordre de leur oncle, le très controversé Richard III. La mort tragique de l'ultime descendant des York met un terme à la sanglante guerre des Deux Roses qui opposa de 1455 à 1485 les cousins ennemis, les Lancastre et les York. Héroïsme, lâchetés, amours voluptueuses ou passionnées créent un univers inoubliable, entre ombre et lumière, rédemption et damnation, que ressuscite Catherine Hermary-Vieille avec la rigueur historique d'une biographe et le talent sensuel d'une romancière, dans la lignée des Rois maudits de Maurice Druon.
Le crépuscule des rois
T1, La rose d'Anjou
T2, Reines de cœur
T3, Les lionnes d'Angleterre
J’ai également lu d’elle :
- Un amour fou (voir plus haut)
- Le grand vizir de la nuit (dont je parlerai dans un post spécial « sérail »)
Et j’ai bien envie de découvrir « les dames de Brière dont on m’a dit beaucoup de bien….
Liens sur l’auteur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Hermary-Vieille
http://www.ratsdebiblio.net/hermaryvieillecatherine.html
http://www.lire.fr/critique.asp/idC=32996/idR=213/idG=8
Petits résumés des trois tomes :
http://www.livres-online.com/-Hermary-Vieille-Catherine-.html
Posté le 26.09.2007 par coraliepasquale
Jacques Antier
En fait, j’attendais beaucoup de ces livres. J’étais tombée par hasard sur le tome 2, état neuf, sur une brocante, pour 2 euros, et ai attendu de trouver le tome1 sur e bay, pour vraiment rien du tout (quand on voit le prix d’un livre grand format…). Les résumés avaient l’air vraiment sympas, les livres semblaient originaux.
Et là, calamité, grosse déception.
C’est très bien écrit, de ce point, rien à dire. Mais l’auteur est un spécialise de l’histoire marine, a écrit des dizaines de bouquins très sérieux à ce sujet, a l’air vraiment reconnu dans ce milieu. Puis un jour, il a du avoir envie d’écrire un roman. Sans doute passionné par cette période de l’histoire, il a intégré son immense savoir (on peut facilement en juger dès les premières pages) dans une jolie intrigue. Sauf que … c’est tout. L’intrigue est posée dans les grandes lignes, dès le début, puis viennent de longues et interminables descriptions de bateaux, voilages, cordages, manœuvres nautiques, batailles navales, vie des marins, des capitaines, de leurs secrétaires, quasiment toute la hiérarchie du personnel d’un bateau y passe, pendant des pages et des pages.
En ce qui concerne Marie Galante, héroïne éponyme du roman, pas plus d’une page sur les 419 du premier tome est consacré à son caractère, ce qu’elle pense, ect… Un jeune garçon, Gaël Trémeur, sur le caractère et la vie duquel l’auteur s’étend à peine plus, abandonne tout ce que la vie lui réserve pour elle, que son père refuse de lui voir épouser. Et on ne sait rien d’elle, comme si elle était superflue. Par contre, on en apprend beaucoup sur la vie du capitaine, ou la manière dont fonctionnait le courrier adressé aux marins….
Personnellement, si je lis des romans, c’est pour de beaux personnages, dans de belles aventures. Pas pour lire un livre académique traitant d’histoire ou autre. Le pire, c’est que la trame de l’intrigue est vraiment bien ficelée. Cela aurait pu donner une histoire vraiment trépidante. Par exemple, dans le tome 1 on découvre l’histoire d’un trésor, avec toute une légende autour. Gaël désire s’en emparer. Et dans le tome 2, ça y est, on le voit quelques années plus tard en sa possession. En 10 lignes, il est raconté comment il l’a eu, mais rien de plus.
J’en parle là de manière très négative, car j’ai vraiment été déçue, et cela fait maintenant plus d’une semaine. Il va sans dire qu’un passionné de marine y trouverait sans doute son compte. Et l’on est tous plus ou moins sensibles à certaines écritures. Ma déception me fait peut être manquer d’objectivité. En tout cas, je me suis ennuyée, et ai même fini le livre en diagonale. A la limite, le deuxième est peut être un peu moins ennuyeux. Les personnages y sont un chouilla un peu plus développés. Mais cela reste, à mon goût, moyen. D’autant que cela ne concerne que les personnages masculins.
Résumé du 4ème de couverture du premier tome : Ce roman d‘amour et d’aventures de déroule sur la trame épique des plus grandes batailles navales du XVIIIème siècle : les Antilles, la Chesapeake, et les Saintes, après la bataille de Yorktown, qui, grâce à l’intervention de l’amiral de Grasse, donnera aux états américains leur indépendance.
Brest, le 23 mars 1781. La flotte de l’amiral de Grasse appareille pour les antilles. Objectifs : reconquérir les îles, rétablir la liberté des mers où les anglais règnent en maîtres. Et, de là, porter secours aux insurgents américains qui, sous la conduite du général Washington, assisté par Rochambeau et La Fayette, tentent d’arracher leur indépendance.
Au cœur de cette flotte, sur l’intrépide, embarque le jeune Gaël Trémeur. Il s’est brouillé avec son père, le notaire royal de Brest, qui veut lui faire épouser une aristocrate. Car Gaël aime Marie Goulwen, fille d’une hôtesse de la Recouvrance et d’un père inconnu, de haut lignage. Afin d’échapper à l’autoritarisme de son père, Gaël a décidé de partir pour les lointaines antilles. Cependant, Marie Goulwen n’entend pas être séparée de son fiancé et va risquer les plus folles aventures pour tenter de le rejoindre.
D’autres romans traitant des îles ou du milieu de la mer:
-
La saga Marie des Isles, à laquelle je suis restée totalement hermétique (je ne suis pas allée plus loin que le 3ème tome). Cette série comporte :
Marie des Isles, Tomes 1, 2, 3, 4
Marie galante, Tomes 1, 2, 3, 4
Capitaine Lefort, Tomes 1, 2, 3, 4
L’héritier des Isles, Tomes 1, 2, 3, 4
Cela se passe au 17ème siècle. Datant des années 1950, écrit par Robert Gaillard, l’histoire relate les aventures de Marie, jeune fille issue du peuple, qu’un mariage avec un vieillard va aider à se hisser dans la noblesse. Sauf qu’on y trouve une héroïne sans aucune consistance, incapable de contrôler les pulsions de son corps. J’y vois, personnellement, le fantasme d’un homme à la limite de la misogynie, pour qui toutes les femmes ne sont que de misérables sottes, d’espèce de jolis animaux décoratifs dénués de cervelle, incapables de contrôler les pulsions de leur corps, mais qui heureusement possèdent les charmes nécessaires pour attendrir et s’attacher les hommes… Et puis tout se déroule si vite, sans forcement beaucoup de sens… Je regrette juste de m’être donné tant de mal pour trouver tous les volumes sur internet.
-
Lady pirate, en deux tomes, de Mireille CALMEL. Bien que cela soit, de ses trois séries, celle que j’ai le moins apprécié, cela reste un bon livre :
T1 : Les valets du roi
T2 : La parade des ombres
Petit résumé :
http://www.xoeditions.com/spip.php?article33
Liens sur Jacques Antier (qui sont bien la preuve que je vous livre ici et mon avis personnel, et des éléments vous permettant de juger objectivement les séries que je présente) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Antier
http://livres.fluctuat.net/blog/18755-jean-jacques-antier-l-ecrivain-de-la-mer.html
Posté le 07.09.2007 par coraliepasquale
Jean DIWO, La fontainière du Roy
Image : scan de la couverture du tome 1.
Il s’agit là d’un série en 2 tomes, sur l’histoire de Clémence, fille de François de Francine, artiste chargé de faire jaillir à Versailles l’eau des fontaines.
Gravitent autour de Versailles : Le Notre, son deuxième père, mais aussi Racine, Molière, La Fontaine, et encore bien d’autres artistes, artisans et poètes qui marqueront leur époque.
Désirant surpasser le faste de Fouquet, après l’avoir fait emprisonner, il rassemblera à Versailles les plus grands artisans qui ont fait leurs preuves à Vau le vicomte. Sur ce qui était à la base un petit relais de chasse entouré de terrains marécageux, il construira le plus beau château du monde, entouré de vastes jardins agrémentés de fontaines aux jets irisés.
L’histoire de ces livres, c’est aussi celle de Versailles. Comment Louis XIV mettra en place un vaste chantier qui durera toute sa vie, et même plus longtemps. Mais ce qui est agréable ici, principalement dans le premier tome, c’est qu’on vit Versailles de l’autre côté de la barrière. Pas uniquement du côté des courtisans (bien que l’ascension de Clémence l’amènera ensuite à faire partie de ce monde), mais de celui des constructeurs, de ceux qui ont mis leur savoir au service du plus grand des rois, et de ses désirs de splendeur.
Comment installer des fontaines et un canal, là où il n’y avait ni source ni rivière ? Un potager dans un terrain boueux ? C’est le défi que les amis du père de Clémence.
Parallèlement, c’est la fabuleuse destinée de Clémence. Petite fille d’une famille de fontainiers italiens, à la noblesse contestée, surnommée Ondine par ses proches, le roi la remarquera, auprès des jets d’eau qu’il aime tant. Et pendant longtemps, il protégera la jeune femme, dont il favorisera l’ascension sociale.
C’est en fait une très jolie histoire que je vous raconte là. Par contre, j’y poserais deux petits bémols :
- Les faits se déroulent trop rapidement. En fait, nous voyons la vie de Clémence se dérouler, mais il manque souvent quelques explications pour que tout soit cohérent. Ou en tout cas, certains développement. Le manque de renseignements laisse parfois place au doute. Cela peut gâcher, à certains moments, le plaisir.
- Le début traîne un peu en longueur. On a parfois l’impression de lire un cours sur l’histoire de Versailles, plus qu’un roman historique.
Attention, cela reste quand même une très jolie histoire.
Résumé du quatrième de couverture :
« 17 août 1661. Le surintendant Fouquet donne une fête éblouissante au château de Vaux-le-Vicomte. Erreur fatale : Louis XIV est jaloux et Fouquet se retrouve en prison. Cette malencontreuse soirée aura une conséquence inattendue : le jeune roi décide de bâtir le château de Versailles. Pour réaliser ce projet colossal, il s'entoure des meilleurs artistes - dont François de Francine, qui fait jaillir fontaines et cascades, donnant tout leur éclat aux jardins dessinés par Le Nôtre.
Dans cet univers de luxe et de beauté s'épanouit Clémence, la fille du fontainier, surnommée "Ondine" depuis qu'on l'a surprise se baignant à demi nue dans le bassin de Saturne. Espiègle et séductrice, Clémence plaira à Louis XIV qui en fera sa protégée.
Dans ce nouveau rendez-vous avec l'Histoire, Jean Diwo nous entraîne dans les coulisses de la cour du Roi-Soleil, où se mêlent les intrigues de la politique et de l'amour. »
Donc deux tomes :
1. La belle fontainière.
2. Les ombrelles de Versailles.
J’ai également lu le printemps des cathédrales, dont je parlerai dans un billet spécial « construction », et les "demoiselles des lumières", que j’ai trouvé bien, mais sans plus.
Par contre, sa trilogie des dames des faubourgs, que je ne connais pas, a l’air vraiment intéressante. A voir un jour…
liens :
http://www.evene.fr/celebre/biographie/jean-diwo-23958.php
http://versailles.forumculture.net/Versailles-et-les-livres-f14/Deux-romans-historiques-de-Jean-Diwo-t656.htm
Posté le 03.09.2007 par coraliepasquale
Image : scan couverture du tome 1 (en même temps, les deux tomes ont la même)
Je vais vous parler d’une série en 2 tomes, « La rose pourpre et le lys ».
J’ai eu beaucoup de mal à commencer ce livre. Le début est assez confus, on ne comprend pas où l’auteur veut nous mener, et puis on est dès le début complètement plongé dans un atmosphère glauque…
L’écriture est crue, abrupte, et on baigne dans une atmosphère parfois morne, sombre, cruelle, et même à certains moments très osée.
En même temps, c’est l’histoire d’une prostituée, au dernier quart du 19ème siècle. Je ne m’attendais pas, au vu du résumé, à une jolie histoire d’amour fleur bleue, mais tout de même pas à autant de stupre et de détails glauques et vraiment « sales ». Ames sensibles s’abstenir.
En même temps, il ne fait pas forcément s’arrêter à ça. La misère et… l’hygiène de ce milieu à cette période était bien ce qui est décrit dans ce livre. Et ce n’est pas du tout un roman « érotique ». Pour l’instant (car je ne l’ai pas encore fini), j’en suis à la page 328 du tome 1. Ai-je raison d’en parler maintenant, avant de l’avoir fini ? Habituellement, je présente des séries que j’ai lues (et souvent relues) il y a un certain temps, plus ou moins long. Et là, je suis vraiment baignée dans l’atmosphère de ce livre. C’est si particulier, que je veux vraiment en parler tant que c’est frais. De toute façon, je n’ai pas l’habitude, quand je parle ici d’un livre, d’en dévoiler la fin. Je préfère en donner l’eau à la bouche, parler du début, et de laisser les gens les découvrir tout seuls.
Ainsi, l’histoire concerne 2 personnages principaux : Sugar, prostituée de son état, et William Rackham, futur riche héritier, qui au désespoir de son père, se montre pour l’instant incapable de reprendre l’industrie familiale.
Un soir, en se rendant dans un quelconque bordel, une jeune fille refuse de répondre à un de ses caprices, et l’envoie vers Sugar, qui a la réputation de ne rien refuser.
Il ira la voir, et effectivement, sa réponse ne sera pas la même. Mais il sera totalement subjugué par elle, et se rendra compte que pour l’avoir à lui, il aura besoin d’argent. Son père l’accule de plus en plus vers la pauvreté, afin de le faire réagir et de le tirer de son inertie. La volonté de posséder Sugar sera ce qui le motivera pour devenir, à la suite de son père, le patron des parfumeries Rackham.
Au delà de l’histoire, dont je ne vous dévoile là qu’une partie, ne l’ayant pas terminé, ce sont les personnages qui intriguent dans ces livres. Si William Rackham n’est qu’un homme indolent, qui se veut artiste, et se révèle de caractère plutôt faible, Sugar, elle, surprend tout au long du livre.
J’en suis encore à me demander ce que cache son extrait. Et puis, il n’est pas courant de voir une prostituée écrire un livre, dans une société où les femmes n’ont pas encore le droit de vote, ni même celui de vivre seule en s’assumant.
Sugar se révèlera-t-elle être une suffragette militante ? Un écrivain sombre et violent, comme l’extrait de son livre peut le laisser penser ? Une chose est sure, j’ai eu du mal à rentrer dans ce livre, mais pour l’instant, j’ai du mal à en sortir, tant je suis intriguée. En fait, il y a des choses si incompréhensibles dans ce livre, que l’on veut le continuer pour aplanir ces mystères, quitte à éprouver jusqu’à une certaine répulsion lors de sa lecture. C’est étrange, aucun personnage ne me fait rêver dans ce livre, et pourtant… J’aurai peut être la réponse dans quelques pages, auquel cas je complèterai ce billet… En même temps, je ne peux que supposer que ce sera de mieux en mieux, car le roman a eu des critiques dithyrambiques… à voir.
Résumé du quatrième de couverture :
Dans les bas fonds de Londres, à la fin du XIXème siècle, les hommes ne jurent que par Sugar, une prostituée sulfureuse et cultivée. William Rackham, riche héritier, en tombe éperdument amoureux et décide de l’entretenir. Sugar est sauvée de la misère, et bien décidée à ne plus y retourner. Mais face à la médiocrité d’une petite bourgeoisie moralisante, parviendront-ils à braver les interdits ?
Donc :
La rose pourpre et le lys, tome 1
La rose pourpre et le lys, tome 2
L’auteur aurait écrit un livre : « Contes de la rose pourpre », recueil de nouvelles proposant différentes suites aux aventures des héros du roman.
Un lien utile sur l’écrivain et essayer de comprendre son roman :
http://livres.lexpress.fr/critique.asp?idC=10148&idR=10&idG=4
Suite le 07/09/2007.
Fin décevante, dont le sens m’a sûrement échappé. On s’attend à un troisième tome. En tout cas, je ne lirai pas le recueil de nouvelles, ces livres m'ont trop déprimé. C’est que des malheurs… ce n’est pas ce que je recherche. J’ai lu la moitié du 2ème tome en diagonale. J’étais incapable de fermer le livre et en rester là, mais j’ai lu sans plaisir. Bref, expérience à ne pas renouveler...
Posté le 03.09.2007 par coraliepasquale
Image : scan de la couverture du premier tome.
Mireille CALMEL, Le bal des louves
Cette série, en deux volumes, est ma préférée de cette auteur. C’est assez spécial, car elle y mêle l’historique à l’imaginaire, avec des personnages complètement fantasmagoriques, mais on ne peut rentrer dans ses livres sans avoir envie de les finir aussitôt. De toute façon, les volumes ne sont pas très importants, l’ensemble, en poche, ne comprenant que 2 petits volumes
C’est sombre, parfois cruel, et Mireille Calmel ne fait pas de cadeaux à ses personnages. L’atmosphère des deux livres est parfois oppressante, mais c’est en partie ce qui la rend si captivante. Tous les fils de l’intrigue se retrouvent avec beaucoup de finesse, et les rebondissement en sont parfaitement orchestrés.
Sur les terres de François de Chazeron (le « méchant »), des prêtres sont retrouvés les lendemains des nuits de pleine lune. La rumeur accuse un loup garou de se cacher dans la forêt.
Au cours de l’enquête, le seigneur va voir Isabeau, fille aînée d’un de ses métayers, qui doit se marier prochainement. Cruel et impérieux, il décide de faire valoir ses droits seigneuriaux quant à son pucelage.
Les futurs mariés tentant de fuir, la vengeance de François de Chazeron sera terrible. Il pendra le promis, et laissera pour morte, après d’horribles tortures, dans la forêt.
Mais les femmes de cette famille ont un terrible secret. Certaines d’entre elles sont à moitié louve, et en porte la marque, une touffe de poils rudes au creux de la nuque. Isabeau survivra, parmi les loups, ne songeant qu’à se venger, et c’est sa fille, née de cette nuit de violence, qui en sera l’outil.
Parallèlement, c’est aussi la volonté d’échapper à cette malédiction qui anime ces femmes. Isabeau, dans son laboratoire caché au cœur des grottes de la montagne, se livre à d’étranges recherches. Loraline, sa fille, élevée avec les loups, porte elle aussi une touffe de poils gris sur la nuque. Comment pourra-t-elle venger sa mère, qu’elle croit morte ? Pour Loraline, seule la mort de leur bourreau pourra permettre aux membres de sa famille de reprendre une vie normale…
Mireille Calmel a donc écrit ici un roman sombre et captivant, dont les personnages torturés mènent une course effrénée et désespérée après le bonheur.
Je ne saurai pas dire si mon point de vue est objectif, et je préfère donc vous mettre, comme d’habitude, le résumé du quatrième de couverture :
« Décembre 1500. au pied des remparts du château de Montguerlhe, sous la lune glacée, gît une jeune fille. Elle est ensanglantée, inconsciente. Parce qu’elle était trop belle et qu’elle s’est refusée à son maître, le seigneur François de Chazeron, il a fait pendre son mari à la sortie de leur noces, il l’a violée, battue, marquée au fer rouge. Puis il l’a faite jeter aux loups.
Mais les loups ne toucheront pas cette jeune fille brisée. Elle st des leurs. On dit qu’elle leur parle, et même que, les soirs de pleine lune, elle se transforme…
Tous la croient morte, et pourtant Isabeau a survécu. Cachée dans la forêt, à la tête de sa meute de loups, elle n’a qu’un seul mot à l’esprit : vengeance ! »
Donc :
Le bal des louves
T1 : La chambre maudite
T2 : La vengeance d’Isabeau
Autres livres du même auteur :
Aliénor (12ème siècle)
Le lit d’Aliénor, tome 1
Le lit d’Aliénor, tome 2
Lady Pirate (17ème siècle)
T1 : Les valets du roi
T2 : La parade des ombres
Il parait que Mireille Calmel prépare la suite du lit d’Aliénor, son premier roman, qui a été un grand succès. J’en parlerai un jour, c’est vraiment un livre que j’ai trouvé magique et excellent. Par contre, j’ai moins accroché en ce qui concerne Lady Pirate, le personnage principal ne m’ayant qu’à moitié plu.
Site officiel :
http://www.mireille-calmel.com/
Interview intéressante :
http://www.linternaute.com/magazine/chat/retrans/030702mcalmel.shtml
Liens divers :
http://www.lisons.info/Calmel-Mireille-auteur-36.php
http://ecrits-vains.com/critique/bontour45.html (très beau résumé sur le bal des louves, bien plus complet que le mien !)