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coraliepasquale
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Présenter brièvement tous les romans historiques que j'ai lus, principalement ceux en série...
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02.07.2007
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Mireille CALMEL, Le bal des louves

Posté le 03.09.2007 par coraliepasquale
Image : scan de la couverture du premier tome.

Mireille CALMEL, Le bal des louves

Cette série, en deux volumes, est ma préférée de cette auteur. C’est assez spécial, car elle y mêle l’historique à l’imaginaire, avec des personnages complètement fantasmagoriques, mais on ne peut rentrer dans ses livres sans avoir envie de les finir aussitôt. De toute façon, les volumes ne sont pas très importants, l’ensemble, en poche, ne comprenant que 2 petits volumes

C’est sombre, parfois cruel, et Mireille Calmel ne fait pas de cadeaux à ses personnages. L’atmosphère des deux livres est parfois oppressante, mais c’est en partie ce qui la rend si captivante. Tous les fils de l’intrigue se retrouvent avec beaucoup de finesse, et les rebondissement en sont parfaitement orchestrés.

Sur les terres de François de Chazeron (le « méchant »), des prêtres sont retrouvés les lendemains des nuits de pleine lune. La rumeur accuse un loup garou de se cacher dans la forêt.
Au cours de l’enquête, le seigneur va voir Isabeau, fille aînée d’un de ses métayers, qui doit se marier prochainement. Cruel et impérieux, il décide de faire valoir ses droits seigneuriaux quant à son pucelage.
Les futurs mariés tentant de fuir, la vengeance de François de Chazeron sera terrible. Il pendra le promis, et laissera pour morte, après d’horribles tortures, dans la forêt.
Mais les femmes de cette famille ont un terrible secret. Certaines d’entre elles sont à moitié louve, et en porte la marque, une touffe de poils rudes au creux de la nuque. Isabeau survivra, parmi les loups, ne songeant qu’à se venger, et c’est sa fille, née de cette nuit de violence, qui en sera l’outil.

Parallèlement, c’est aussi la volonté d’échapper à cette malédiction qui anime ces femmes. Isabeau, dans son laboratoire caché au cœur des grottes de la montagne, se livre à d’étranges recherches. Loraline, sa fille, élevée avec les loups, porte elle aussi une touffe de poils gris sur la nuque. Comment pourra-t-elle venger sa mère, qu’elle croit morte ? Pour Loraline, seule la mort de leur bourreau pourra permettre aux membres de sa famille de reprendre une vie normale…

Mireille Calmel a donc écrit ici un roman sombre et captivant, dont les personnages torturés mènent une course effrénée et désespérée après le bonheur.

Je ne saurai pas dire si mon point de vue est objectif, et je préfère donc vous mettre, comme d’habitude, le résumé du quatrième de couverture :
« Décembre 1500. au pied des remparts du château de Montguerlhe, sous la lune glacée, gît une jeune fille. Elle est ensanglantée, inconsciente. Parce qu’elle était trop belle et qu’elle s’est refusée à son maître, le seigneur François de Chazeron, il a fait pendre son mari à la sortie de leur noces, il l’a violée, battue, marquée au fer rouge. Puis il l’a faite jeter aux loups.
Mais les loups ne toucheront pas cette jeune fille brisée. Elle st des leurs. On dit qu’elle leur parle, et même que, les soirs de pleine lune, elle se transforme…
Tous la croient morte, et pourtant Isabeau a survécu. Cachée dans la forêt, à la tête de sa meute de loups, elle n’a qu’un seul mot à l’esprit : vengeance ! »


Donc :

Le bal des louves
T1 : La chambre maudite
T2 : La vengeance d’Isabeau


Autres livres du même auteur :

Aliénor (12ème siècle)
Le lit d’Aliénor, tome 1
Le lit d’Aliénor, tome 2

Lady Pirate (17ème siècle)
T1 : Les valets du roi
T2 : La parade des ombres


Il parait que Mireille Calmel prépare la suite du lit d’Aliénor, son premier roman, qui a été un grand succès. J’en parlerai un jour, c’est vraiment un livre que j’ai trouvé magique et excellent. Par contre, j’ai moins accroché en ce qui concerne Lady Pirate, le personnage principal ne m’ayant qu’à moitié plu.

Site officiel :
http://www.mireille-calmel.com/

Interview intéressante :
http://www.linternaute.com/magazine/chat/retrans/030702mcalmel.shtml

Liens divers :
http://www.lisons.info/Calmel-Mireille-auteur-36.php
http://ecrits-vains.com/critique/bontour45.html (très beau résumé sur le bal des louves, bien plus complet que le mien !)



--

Catherine, de Juliette BENZONI

Posté le 03.09.2007 par coraliepasquale
Bon, c’est vrai, on ne présente plus l’œuvre de Juliette BENZONI.

Mais je vais essayer de le faire quand même…………

Je ne parlerai pas de sa manière de nous faire traverser l’histoire, c’est tout simplement magique. Tout est si bien détaillé, et de façon si légère, que l’on prend un cours d’histoire sans même s’en rendre compte. Rares sont les auteurs qui savent mêler les faits historiques aux intrigues sentimentales, tout en restant aussi près de la réalité ! Remarquez, ce n’est pas pour rien qu’elle a connu, dès le début de sa carrière, un immense succès.

J’ai lu un jour quelque part qu’elle avait été encouragée à écrire et à publier afin de concurrencer Anne Golon et ses « Angélique » (théorie confirmée par le 2ème lien internet). Je pense qu’elle l’aurait fait de toute façon, et que son talent n’y doit rien, mais je ne peux m’empêcher de largement préférer Angélique. Mais là n’est pas le débat.

La seule chose que je peu reprocher aux héroïnes de J. BENZONI, c’est leur talent à se fourrer dans situations abracadabrantes. Elles en tirent généralement beaucoup de souffrance, aiment à corps perdu des hommes qui souvent ne le méritent pas (n’est-ce pas Marianne, que Jason n’était pas fait pour toi ?), mais finissent toujours par s’en sortir , Dieu seul sait comment. Plus vulgairement, on peut se dire qu’elles « n’ont vraiment pas de bol » !

En tout cas, c’est la série des Catherine dont je veux vous parler aujourd’hui. Ce sont les premiers romans de J. BENZONI que j’ai découvert, il y a bien longtemps maintenant (bien longtemps, en tenant compte toutefois du fait que je n’ai que 27 ans…).

J’apprécie Catherine, l’héroïne de cette série, autant qu’elle m’agace parfois… mais j’avoue avoir découvert ainsi, d‘une manière délicieuse, cette partie de l’histoire de France. Et puis Arnaud de Montsalvy ne peut que nous attendrir par son intransigeance.

L’amour occupe une place de choix dans tous les romans de cette auteur. Il est très idéalisé, on y découvre celui des toutes jeunes filles, souvent passionnel, puis parfois celui qu’une femme plus mure peut accorder à son compagnon, bref, je pense que tout le monde peut d’une manière ou d ‘une autre s’y retrouver. Surtout que la série Catherine comporte quand même 7 volumes (en tout cas dans mon édition, qui comme vous le verrez sur le scan de couverture, date un peu. Il n’y a que le dernier volume, non paru à l’époque, que j’ai acheté dans les années 2000). Sa vie n’est qu’un long périple, principalement à travers cette France morcelée, et souvent ravagée par la guerre.

Catherine, donc, comme toute héroïne benzonienne qui se respecte, est souvent un peu trop impétueuse, et dès le premier tome, on a envie parfois d’un peu la secouer par les épaules, en lui disant : « réagis ». Mais si le personnage est parfois un peu mièvre, l’intrigue et le talent de conteuse de Juliette Benzoni le compense largement.

Petite fille d’origine bourgeoise, durant les émeutes de Paris, Catherine va tomber amoureuse d’un jeune noble, condamné à mourir. Elle tentera, et arrivera presque, à le sauver. Mais ainsi, elle voue sa famille à l’opprobre, son père est pendu, sa sœur violée, et sa famille doit s’exiler chez son oncle, en territoire flamand.
Quelques années plus tard, le hasard va la faire remarquer par Philippe, duc de Bourgogne qui va patiemment tout mettre en place pour pouvoir en faire sa maîtresse. S’il ne peut pas décemment choisir une petite bourgeoise aux yeux de tous, sa volonté fera de Catherine une dame de la cour.

Le hic, c’est qu’entre temps, Catherine va rencontrer Arnault de Montsalvy, fidèle ennemi de Philippe, grand frère de ce jeune garçon qu’elle a essayé de sauver petite fille. C’est le coup de foudre immédiat, mais sur un quiproquo, leur rencontre finit en fiasco.

La mort dans l’âme, sans autre choix, Catherine va finir dans les bras de Philippe. La suite n’est que la longue aventure qui unira et désunira Catherine et Arnault, séparés par leur passé, la guerre, et même des rois. Heureusement, comme toute histoire d’amour qui se respecte, l’histoire finit bien. Riche en rebondissements de toute sorte, c’est une belle série de livres, sur un beau fond d’histoire, qui n’est pas des plus simples.

Mot de l’éditeur (sur sites marchands ) sur le premier tome (en 2 volumes désormais) :
« Nous sommes à la pire période de la guerre de Cent Ans. Armagnacs et Bourguignons se livrent à travers la France une lutte sans merci.
Pour Catherine, cependant rien de tout cela n'existe. Obstinément, elle poursuit le chemin qui, elle l'espère, la conduira vers celui qu'elle a toujours aimé : le noble Arnaud de Montsalvy.
Mais pour avoir suivi son ami Landry devant l'hôtel Saint-Pol, ce 27 avril 1413, afin de voir Caboche, autrement dit Simon le Coutellier, attaquer, à la tête des émeutiers, la Maison du Roi, sa vie en sera bouleversée... »

« Au cœur de la guerre de Cent Ans, Catherine Legoix aime désespérément le noble Arnaud de Montsalvy. Mais Philippe le Bon, duc de Bourgogne, la poursuit de son désir.
Devenue l'épouse du grand argentier du duc, le destin de Catherine semble scellé. Et si, désormais, tout pousse Catherine vers le duc, tout semble l'éloigner d'Arnaud : la haine, la guerre, la vengeance.
C'est un calvaire physique et moral, que gravit celle sur qui le grand duc d'Occident a jeté son dévolu. Pourtant, de Dijon à Bruges, de Bruges à Orléans assiégée, tandis que le destin s'acharne sur elle, Catherine poursuit aveuglement son rêve d'amour...

Donc :
Catherine
T1 : Il suffit d’un amour, Tome 1
T2 : Il suffit d’un amour, Tome 2
T3 : Belle Catherine
T4 : Catherine des grands chemins
T5 : Catherine et le temps d’aimer
T6 : Piège pour Catherine
T7 : La dame de Montsalvy


D’autres sagas du même auteur (bien entendu, tout n’y est pas, Juliette Benzoni étant un auteur plutôt… prolifique, voici juste ce que j’ai lu !!!)

Secret d’état (17ème siècle)
T1 : La chambre de la reine
T2 : Le roi des Halles
T3 : Le prisonnier masqué

Les treize vents (18ème siècle, post révolution)T1 : Le voyageur
T2 : Le réfugié
T3 : L’intrus
T4 : L’exilé

Marianne (19ème siècle, Napoléon)
T1 : Une étoile pour Napoléon
T2 : Marianne et l’inconnu de Toscane
T3 : Jason des quatre mers
T4 : Toi, Marianne
T5 : Les lauriers de flamme, tome 1
T6 : Les lauriers de flamme, tome 2


La Florentine (15ème siècle, renaissance)
T1 : Fiora et le Magnifique
T2 : Fiora et le Téméraire
T3 : Fiora et le Pape
T4 : Fiora et le roi de France


Marie des intrigues (17ème siècle)
T1 : Marie des intrigues
T2 : Marie des passions


Le jeu de l’amour et de la mort (18ème siècle)
Un homme pour le roi
La messe rouge
La comtesse des ténèbres


Sur toutes ces séries, mes préférences vont à Marianne et la Florentine. J’ai trouvé les autres plus…. Lisses, moins originales. Personnellement, dans ce genre, j’aime les grandes épopées…

Site officiel :
http://juliette.benzoni.free.fr/ (pour rentrer dedans, cliquer sur la photo)

Autres :
http://www.ratsdebiblio.net/benzonijuliette.html
http://www.lesromantiques.com/fiche_auteur.php4 (vraiment bien pour avoir toutes ses séries commentées par des lecteurs (trices), et puis le site est très bien fait, il y en a pour tous les goûts).

pour lundi 3 septembre

Posté le 01.09.2007 par coraliepasquale
Lundi, présentation des Catherine de J. BENZONI et du bal des louves de M. CALMEL.

Et peut être...

Bernadette Pécassou-Camebrac

Posté le 24.08.2007 par coraliepasquale
Je vous livre ici le premier tome d’une série, à priori en deux volumes, de Bernadette Pécassou-Camebrac

A mon sens, c’est un excellent compromis. Le style est léger, clair, concis, l’histoire, inspirée de personnages et de faits en partie réels, prend une tournure bien différente de ce que début laisse croire, bref, cela se lit d’une traite. De plus, l’auteur étant originaire de là bas, elle sait de quoi elle parle, et connaît bien « l’histoire » des lieux.

En fait, l’intrigue commence en 1856, avec une jeune mariée nommée Sophie PAILHE. Bourgeoise, riche, coquette, superficielle, sa vie n’est que facilité. Un jour, elle rencontre Abel, hussard de son état, qui lui fera découvrir le grand amour.

Parallèlement à ça, il y a la basse ville, ses pauvres, pour lesquels la misère est une fatalité. Personne ne fait attention à eux, l’ordre des choses est bien établi. Comment pourrait on seulement envisager que Lucille, dont le destin paraissait être tout tracé, aura, par une suite de hasards, une chance que jamais elle n’aurait cru possible.

Puis c’est la révélation, la petite Bernadette, à la vie lourde de misères, qui aura une vision dans une grotte. la Sainte Vierge marie lui est apparue. Lourdes devient une ville de pèlerinage, et fera naître un sentiment d’entre-aide, abolissant enfin les différences de naissance, sous le regard moqueur, étonné puis effrayé de quelques irréductibles du Café Français.

Résumé du quatrième de couverture :
« Ecoute moi bien Lucille. Ces messieurs ont sûrement leurs raisons pour se passer de la Sainte Vierge. Mais moi je te le dis, et ne l’oublie jamais. Nous les pauvres, on n’a qu’elle 5…..) Elle seule pour nous aider et nous écouter quand on a plus rien et quand on a mal. »
En ce milieu du XIXe siècle, dans les milieux aisés, la science a pris le pas sur la foi. La bourgeoisie ne jure plus que par les « scientifiques », même si elle ne manque pas de se montrer à l’église chaque dimanche.
Au Café Français, Louis Pailhé, pharmacien et chocolatier, disserte volontiers sur les mérites de Pasteur. Mais il ne se doute pas que Sophie, sa femme, vit une grande passion avec un bel hussard téénbreux. Pas plus qu’il n’imagine que l’apparition de la Dame Blanche à la jeune Bernadette Soubirous puisse bouleverser la ville…


En faisant des recherches sur Internet, j’ai vu qu’un autre de ses livres, « Le bel italien », est la suite de « La belle chocolatière », et parle de ce qui se passe, après le premier émoi des visions de Bernadette. Elles auront bien sur des conséquence extraordinaires sur le développement de Lourdes. J’ai hâte de le lire, et vais donc m’empresser de l’acheter,

Donc :
Tome 1 : La belle chocolatière
Tome 2 : Le bel italien

L’auteur a également écrit « L'impératrice des roses », que je connais pas. Je vous mets le résumé que j’ai vu sur Internet :
« Troyes, 1865. Alba naît dans la pauvreté et tous les destins lui sont contraires. Contrainte de travailler avec sa mère pour gagner leur vie, Alba peint des éventails. Mais elle finira par connaître le succès en peignant des roses. Ce roman s'inspire de la vie de Madeleine Lemaire, peintre de fleurs, surnommée Impératrice des roses par Alexandre Dumas et adulée par ses contemporains. »
Je pense que cela doit être vraiment sympa…

Pas de site officiel, juste un petit lien sur un article sympa :
http://web1.radio-france.fr/chaines/france-info/chroniques/livre/index.php?m=3&chro_diff_id=8528

Livres sur l'Inde

Posté le 22.08.2007 par coraliepasquale
Je viens de lire « Le festin de roses ». Cela se passe en Inde, au début du XVIIme siècle, avant la colonisation anglaise, et j’ai été complètement plongée dans l’atmosphère chaude et moite du zenana (harem) de l’empereur Moghol Jahangir, de ses intrigues, ses luttes de pouvoir… C’est écrit avec beaucoup de poésie.

Je suis allée au salon du livre cette année, afin de rencontrer Anne Golon et y faire dédicacer le troisième tome de l’intégrale d’angélique (cf premier post du blog), et je crois me rappeler que l’Inde y était à l’honneur cette année.

Ainsi, j’ai ressorti de ma bibliothèque personnelle les 3 livres qui l’ont pour principal thème, et que j’ai vraiment trouvé très bien :

I° Immense coup de foudre donc pour « Le festin de roses » de Indu SUNDARESAN. Mehrunnisa, nommée ensuite Nur Jahan, la vingtième femme du Grand Mohgol, qui a su se hisser, par ses intrigues et la force de l’amour qui l’unit à l’empereur, à la tête du zenana et de l’empire, comme jamais une femme ne l’avait fait avant elle, m’a captivé. Cette atmosphère de gynécée, tout au long du livre, est vraiment dépaysante, le faste de la cour moghol, et principalement celle du harem, on sy croirait.
Parallèlement, ce livre, c’est aussi le machiavélisme dont font preuve ceux qui touchent le pouvoir de leurs mains, qui sont près à tout pour régner, l’un sur une région, voire sur l’empire quand il s’agit pour les prétendants au trône d’asseoir leur position, les autres (au féminin), pour régner sur le cœur de l’empereur. Une hiérarchie existaient dans le zenana, comme à la cour, et c’est une lutte sans merci, de la part de chacun et chacune, pour la moindre parcelle de pouvoir disponible.
Bref, ce n’est pas une histoire d’amour, c’est l’histoire d’une femme, de son amour mille fois rendu pour un homme, de son désir d’accéder à la plus haute autorité de l’état. Jusqu’où la mènera l’amour que l’empereur lui porte ?
A noter que l’auteur a publié l’année dernière un livre, « La vingtième épouse », qui serait l’histoire de Mehrunnisa enfant puis adolescente. Ce n’est pas vraiment une série, puisque les deux livres peuvent se lire séparément (c’est en cherchant des liens Internet que je suis tombée dessus), mais je regrette de ne pas l’avoir su avant ! Bah, encore un livre à acheter…


II° En fait, je sais la fin, même si je sais pas de quelle manière cela se fera, puisque j’ai lu « Taj » de T. N. MURARI. Heureusement, cela fait bien longtemps, puisque je ne me souviens plus de la fin ! (lol). Je peux juste dire que j’ai beaucoup aimé ce livre, bien que la magie y soit moins présente que dans le précédent. En fait, c’est sans doute parce qu’il est écrit à la première personne, ce qui dans ces livres assez « poétiques », est plutôt déroutant. Si je devais le relire maintenant, je rentrerais sans doute moins dedans. Ce d’autant que la période commune aux deux livres n’est pas vue forcément avec le même point de vue, ce qui est assez déroutant je pense. Quoi qu’il en soit, on ne peut être que curieux de connaître la suite du « festin de roses » par « Taj ». C'est-à-dire que les héros de Taj sont, jeunes, dans le festin de roses. Il y a même un chevauchement sur les deux livres.


III° Irène FRAIN, « Le Nabab », complètement différent, mais vraiment bien. Un vrai roman d’aventure, au XVIIIème siècle, un jeune marin français qui part en Inde, et va y vivre un destin extraordinaire. Une atmosphère beaucoup plus « masculine », où l’on se rend compte de l’énorme choc des cultures que va être la conquête de cet immense pays, où nombreux sont ceux prêt à tuer pour profiter de ses richesses. Un homme, parti de rien, va y entrevoir des possibilités inimaginables en France…


Sites :
Sur la vie de l’aventurier du nabab :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Madec
sur Irène Frain :
http://www.irenefrain.com/
Joli résumé de Taj :
http://www.evene.fr/livres/livre/timeri-n-murari-taj-28341.php

site officiel d’Indu SUNDARESAN, mais en anglais :
http://www.indusundaresan.com/

KENISE MOURAD

Posté le 10.08.2007 par coraliepasquale
Je me demandais quelles série de livre j’allais présenter après Louisiane, et l’atmosphère mélancolique des livres de Kenisé Mourad m’est revenue, notamment à cause de certains aspects de la culture indienne que j’y avais découvert (voir post suivant)..

En fait, ces livres ne sont pas une réelle série, mais sont complémentaires. Dans le premier, « De la part de la princesse morte », l’auteur raconte l’histoire de Selma, sa mère, princesse ottomane au destin parcouru d’embûches. C’est un beau voyage à travers divers pays d’orient, qui finit en France.
Ma grand-mère l’a trouvé triste, je me contenterai de dire que c’est une histoire pleine de mélancolie.

Dans le deuxième volume, « Le jardin de Baldapour » la fille de cette princesse part à la découverte de sa famille. C’est toujours écrit avec énormément de lucidité dans les sentiments, et beaucoup de délicatesse.

Ces livres sont en tout cas vraiment riches en découvertes, tant la vie des personnages les emène àà travers le monde. Bien que l’écriture n’ait rien à voir avec lui, j’y ai retrouvé un peu l’atmosphère des livres d’Amin Maalouf, dans ces personnages qui ont des origines si variées et tellement riches…

Je n’en parle pas plus, je m’exprime mal. J’ai lu Kenisé Mourad il y a deux ou trois ans, et ne suis plus sure de certains détails. Ce serait dommage de se tromper. Je préfère donc vous mettre les résumés des quatrièmes de couverture :

De la part de la princesse morte :
« Ceci est l’histoire de ma mère, la princesse Selma ; née dans un palais d’Istambul… »
Ce pourrait être le début d’un comte ; c’est une histoire authentique qui commence en 1918 à la cour du dernier sultan de l’empire ottoman.
Selma a sept ans quand elle voit s’écrouler cet empire. Condamnée à l’exil, la famille impériale s’installe au Liban.Cselma, qui a perdu à la fois son pays et son père, y sera « la princesse aux bas reprisés ».
C’est à Beyrouth q’elle grandira et rencontrera son premier amour, un jeune chef druze ; amour tôt brisé. Selma acceptera alors d’épouser un raja indien qu’elle n’a jamais vu. Aux Indes, elle vivra les fastes des maharajas, les derniers jours de l’Empire britannique et la lutte pour l’indépendance. Mais là comme au Liban, elle reste « l’étrangère » et elle finira par s’enfuir à Paris, où elle trouvera enfin le véritable amour. La guerre l’en séparera et elle mourra dans la misère, vingt neuf ans après avoir donné naissance à une fille : l’auteur de ce récit.

Le jardin de Baldapour :
« A quinze ans, l’héroïne de ce livre comprend qu’elle a tout perdu : ses parents, son nom, son pays et jusqu’à son âge. De Selma, sa mère, descendante des sultans, morte à Paris dans la misère, elle ne sait presque rien. Quant à son père, si sa famille adoptive lui dit qu’il était le radjah de Baldapour, d’autres murmurent qu’il s’agissait d’un américain.
Zahr se battra pour retrouver ses racines. Elle reverra son père, croira retrouver sa famille dans cette Inde musulmane qui d’emblée l’a conquise… jusqu’au moment où son univers s’écroule à nouveau et où il lui faut fuir.
Après le best-seller « de la part de la princesse morte » où revivait la figure de sa mère, c’est à son ascendance paternelle que Kenisé Mourad a consacré ce bouleversant roman, qui nous entraîne du quartier latin des années soixante au mystérieux jardin décrépit de Baldapour. »


Donc :
1 : De la part de la princesse morte
2 : Le jardin de Baldapour

Sites sur l’auteur et son œuvre.
http://www.panoramadulivre.com/htmlfr/selec0307e.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Keniz%C3%A9_Mourad
http://www.ratsdebiblio.net/mouradkenize.html


Maurice DENUZIERE : Série Louisiane

Posté le 10.08.2007 par coraliepasquale
Image : scan de la couverture du premier tome

La série « Louisiane » de Maurice DENUZIERE

Pour mes premiers « post », j’essaie de varier les genres et les époques autant que possible. Une dame prénommée Christine m’ayant laissé un message l’évoquant, je me suis dit que cette série arriverait à point nommé pour ce que je veux faire.

L’histoire se passe dans le sud des Etats-Unis, en Louisiane comme vous pouvez le deviner. Elle se porte sur ce monde un peu à part de ce que les américains appellent « Le vieux sud », qui s’est écroulé avec la guerre de sécession, entre les états du nord et du sud des Etats-Unis.

C’est un sujet assez délicat à traiter, dans la mesure où cette société repose sur l’esclavage, et heureusement, les personnages des romans portant sur cette période sont généralement conscients (même si c’est sur le tard) du fait qu’elle ne pouvait durer. Du coup, certaines situations peuvent choquer, dans la mesure où on se retrouve vraiment dans le monde des plantations de coton.

Le premier tome de Louisiane commence en 1830 quand Adrien de Damvilliers accueille chez lui sa filleule, Virginie, âgée de qu’il n’a pas vue depuis des années. Elle a passée son adolescence Paris, et a eu de fait une éducation bien plus libre que celle qu’elle aurait eu dans sa région natale. (Effectivement, dans le vieux sud, les jeunes filles étaient très innocentes, et les gens vivaient dans un monde loin des réalités, très codifié, qu’ils voulaient parfait. Les hommes ne se salissaient pas les mains, leurs épouses et filles étaient protégées du monde extérieur, ils ne se fréquentait pour la plupart qu’entre eux. La guerre a tout bouleversé : leur fonctionnement, leurs codes de vie, et cela a souvent été la ruine. Pour exprimer cette idée, je reprends une expression utilisée dans la série « Autant en en emporte le vent » : « le crépuscule des dieux ». Avis aux philosophes, ce que je ne suis pas.)

C’est donc la vie de Virginie, son mariage avec son parrain, la découverte de ce monde du sud où la vie, pour les planteurs, était si facile. Viennent ensuite les épreuves, avec la mort de son premier mari, puis son remariage, ses enfants, si différents les uns des autres… N’oublions pas l’histoire de son amour impossible avec le régisseur et ami de son premier mari, Clarence Dandrige, dont la destinée fut assez particulière, et qu’elle ne vivra que bien tard, une fois l’âge et la sagesse venus.

L’histoire du vieux sud, c’est aussi bouleversement de la guerre, des nouvelles valeurs qu’elle a engendré, avec l’abolition de l’esclavage, la reconstruction d’une économie devenue bancale et ruinée, puis l’histoire de ses enfants et petits enfants dans ce nouveau monde.

L’héroïne a vraiment une personnalité hors du commun, un caractère comme on en voyait peu à l’époque, et reste très présente, même quand l’histoire avance, et se tourne autour de sa descendance, à elle et de ceux qui ont fait partie de sa vie. D’abord leurs enfants, puis petits enfants…

C’est donc une saga riche en personnages divers, bons comme mauvais, et parfois certains même assez pathétiques (pauvre Willy Tampleton !!!!!), qui va jusque aux années folles (et peut être même un petit plus loin, je n’ai pas lu le dernier tome, dont je viens de découvrir l’existence, et que je ne vais pas tarder à acheter).

Résumé du quatrième de couverture du premier tome :

« Une saga, un domaine, un pays.
Louisiane est la chronique d’une famille de planteurs, les Damvilliers, dominée par Virginie, une femme belle et ambitieuse, dont le destin va se confondre avec celui de Bagatelle, un domaine cotonnier au bord du Mississipi. Immigrants, esclaves, aristocrates d’origine française, des dizaines de personnages font revivre par la diversité de leur vie quotidienne, de leurs passions, de leurs ambitions, l’apogée puis le déclin du Sud, en une fresque magistrale qui nous fait entrer de plain pied dans l’Histoire.
Maurice Denuziere, qui fut un grand reporter au journal Le Monde, a mené une longue et minutieuse enquête à La Nouvelle Orléans. Hormis quelques personnages, tout ce qu’il retrace dans Louisiane est authentique.
Prix des maisons de la presse, traduit en quinze langues, Louisiane a été adapté pour le cinéma et la télévision par Philippe de Broca avec Margot Kidder, Ian Charleson, Andréa Ferréol, Victor Lanoux… »

La série comporte à ce jour :
T1 : Louisiane
T2 : Fausse Rivière, tome 1
T3 : Fausse rivière, tome 2
T4 : Bagatelle
T5 : Les trois chênes


Je n’ai trouvé aucun site intéressant sur le sujet, désolée !!!

Autres séries se passant dans « Le vieux sud » :
L’incontournable « Autant en emporte le vent » de Margaret MITCHELL, avec l’histoire passionnée et passionnante de Rett Butler et Scarlett O Hara. A savoir que Akexandra RIPLEY a fait une suite, « Scarlett ». Ce n’était pas évident, ni forcément déontologique, de le faire, et j’ai eu le plaisir de découvrir une Scarlett beaucoup plus mure et attachante. L’histoire se passe principalement en Irlande, ou elle va découvrir la terre de ses ancêtres, s’y installer, et ses périnigrations la mèneront des petits villages paysans à la cour du vice roi. Bref, un régal.

Il y a aussi, dans un genre plus léger et sentimental, l’histoire des Coltrane de Patricia HAGAN Je n’ai pas lu cette série, mais la tenterai peut être un jour : T1: Folies et passions, T2: Gloires et passions.

J’au aussi acheté d’occasion, mais pas encore lu, « La virginienne », de Barbara CHASE RIBOUD, qui parle de Sally Hemings, une esclave quarteronne, qui fut pendant 30 ans al maîtresse de Jefferson, le troisième président des États-Unis et l'auteur de la Déclaration d'Indépendance. Il paraît que cette une magnifique histoire d’amour, et une belle fresque sur l’Amérique.

Jane AUEL, Les enfants de la terre

Posté le 07.08.2007 par coraliepasquale
Image : scan de la couverture du premier tome

Jane AUEL, « Les enfants de la terre »

Comment ne pas succomber au charme de cette série de romans vraiment atypique ? Ayla et Jondalar, héros des livres, sont deux personnages si plein de charme, de sensibilité, de courage, que… je ne peux que les conseiller à toute personne aimant les romans historiques (ou ici, je devrai plutôt dire « pré historiques » !!).

En premier lieu, le contexte est assez inhabituel : l’histoire de passe il y a 35 000 ans. Il s’agit encore d’un auteur extrêmement bien documenté, scientifiquement parlant, bien qu’évidemment, on ne peut qu’extrapoler sur le mode de vie des hommes, à une période si lointaine. Je n’ose imaginer la somme de travail de documentation qu’elle a du fournir pour écrire cette série (qui, je l’espère, n’est pas terminée…).


L’histoire commence avec Ayla, une petite fille, homo sapiens sapiens (c'est-à-dire nous), qui va, par la force des choses, être recueillie par le Clan, c'est-à-dire une tribu d’hommes de Neandertal. Je ne suis pas historienne, donc en fait, tout ce que je peux dire, c’est qu’il s’agit si j’ai bien compris de « l’espèce d’homme » juste avant nous. Jane Auel s’est donc passionnée sur la confrontation de ces deux races, et avec beaucoup de finesse et de sensibilité, sur leur avenir.

Cette petite fille va grandir avec le clan, et avec le temps, se trouver obligée, je ne dirai pas pourquoi, de chercher « les Autres », comme sa tribu d’adoption appelle les hommes modernes. Elle rencontrera tout d’abord un géant blond, nommé Jondalar, premier homme lui ressemblant, avec qui elle fera un long voyage.

C’est donc aussi l’histoire d’un amour extraordinaire, et d’une aventure hors du commun que relate Jane Auel dans les enfants de la terre. Il y a vraiment tout ce que j’aime : un contexte historique détaillé, sérieux et travaillé, des personnages aux personnalités diverses et intéressantes, une belle histoire d’amour… Pour vous donner l’eau à la bouche, je vous mets deux extraits du premier tome, au moment ou Ayla, petite fille, est recueillie par cette tribu d’hommes de Neandertal, notamment par Iza, qui deviendra sa mère adoptive :

[L’enfant se retourna et commença à s’agiter.
- Ma-man, gémit-elle. (Puis, battant l’air de ses bras, elle appela de nouveau, plus fort :) Ma-man !
Iza l’attira contre elle en murmurant tendrement à son oreille. La chaleur de son corps ainsi que les sons apaisants pénétrèrent l’esprit enfiévré de la fillette qui se calma. Elle avait dormi par à-coups, réveillant fréquemment la femme par ses sursauts, ses plaintes et son délire. Les sons étaient étranges, fort différents de ceux prononcés par le Peuple du Clan. Ils se succédaient aisément, avec une grande facilité, un son entraînant l’autre. Iza était bien incapable de les saisir dans leur totalité car son oreille n’était pas préparée à percevoir leurs subtiles variations. Mais ceux que l’enfant venait de pousser étaient revenus si souvent qu’Iza en déduisit qu’ils devaient désigner quelqu’un de très proche pour la fillette, et comme celle ci s’apaisait à son contact, elle comprit leur signification.
.....................................................................
Soudain, le soleil, qui venait d’apparaître à l’horizon, éclaira de ses rayons le visage de la petite fille, dont les paupières frémirent. En ouvrant les yeux, elle plongea son regard dans deux grands yeux bruns, profondément enfoncés dans leurs orbites, et découvrit un visage dont le bas ressemblait à un museau.
La fillette poussa un cri et referma les yeux précipitamment.]


Je vous mets également le résumé du quatrième de couverture du premier tome :

[Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connaît l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de 5 ans, échappe à un On l’adopte. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude.]



La série comporte à ce jour :
Les enfants de la terre
T1 : Le clan de l’ours des cavernes
T2 : La vallée des chevaux
T3 : Les chasseurs de mammouths
T4 : 1ère partie : Le grand voyage
T4 : 2ème partie : Le retour d’Ayla
T5 : Les refuges de pierre

Sites :
http://perso.orange.fr/mondalire/enfterre.htm (très complet)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Enfants_de_la_Terre_(Auel) (très bien aussi)

Fortune de France, par Robert MERLE

Posté le 06.08.2007 par coraliepasquale
Image : scan de la couverture du premier tome (un peu abîmé à force de relectures….)

La série « Fortune de France », de Robert Merle

Dans un genre un peu plus sérieux, c’est Le roman historique par excellence. Comptant, aux éditions Le Livre de Poche, 13 volumes (tous entre 450 et 650 pages…), cette saga nous entraîne sur 3 générations dans la vie des Siorac, famille au blason toute neuf. Avis aux personnes intéressées par les guerres de religion, l’avancée du protestantisme dans le royaume, et les difficultés à suivre Calvin à la cour du roi de France… Robert merle nous montre, entre autre, comment certaines personnes durent de se convertir (ou tout du moins « caler à la voile » comme le dit Pierre de Siorac), par intérêt ou tout simplement par obligation

Le premier tome commence avant la mort de François 1er (1547). Il est difficile d’expliquer à quel point les personnages sont attachants, leurs travers expliqués avec humour, et comment cette leçon d’histoire est donnée sans que l’on s’en rende compte. Parce qu’il s’agit bien d’une série de romans, et non, comme ma description pourrait donner à le croire, un livre académique sur l’histoire des guerres de religion. Au vu du contexte historique, l’histoire des Siorac, et entre autres celle de leur amour immodéré pour la femme, ne peut être que trépidante, aussi triste parfois qu’elle est gaie par la nature même des personnages.

De plus, il faut noter que les 6 premiers tomes sont écrits avec beaucoup d’expressions d’alors. Plutôt que de tenter de l’expliquer, je vous en mets un extrait en ligne (bien sur un des plus marqués) :

[ Quand fessue, ventrue et mamelue (comme disait mon père), et le cheveu ébouriffé, la Maligou apparut dans la librairie, Jean de Siorac referma la porte derrière elle et, faisant le tour de la matrone, se campa devant elle, les mains aux hanches, la dévisageant d’un air sévère.
- J’en ai appris de belles ! La nuit, le curé et toi, vous forniquez comme rats en paille !
La Maligou esquissant un geste de dénégation, Jean de Siorac leva la main et dit en haussant la voie :
- Ne mens pas, Maligou, ou sur l’heure je te congédie.
- Doux Jésus, dit naïvement la Maligou, mais si je ne mens point, je serai chassée tout pareil !
- C’est donc vrai !
La Maligou se mit à trembler.
- Hélas, moussu lou baron, je n’ai pu résister, il parle si bien !
- Et tant plus mal il agit ! N’as-tu point vergogne de paillarder comme putain cramante, toi, une femme mariée, et de commettre l’adultère, et avec Pincettes encore ?
- Justement moussu lou baron, avec un curé, ce n’est qu’un demi péché ! Surtout qu’il a la bonté de l’absoudre, après ! ]

Voilà, je trouve ce passage très drôle. Surtout quand on connaît les personnages, ce que je vous invite à faire. Et pour ce, voici la liste des titres des 13 volumes, dans l’ordre :

Fortune de France
T 1 : Fortune de France
T 2 : en nos vertes années
T 3 : Paris, ma bonne ville
T 4 : Le prince que voilà
T 5 : La violente amour
T 6 : La pique du jour
T 7 : La volte des vertugadins
T 8 : l’enfant roi
T 9 : Les roses de la vie
T 10 : Le lys et la pourpre
T 11 : La gloire et les périls
T 12 : Complots et cabales
T 13 : Le glaive et les amours


Je vous mets le résumé du quatrième de couverture du 1er tome :

[De la mort de François 1er en 1547 à l’édit de Nantes eb 1599, la France s’enlise dans l’épreuve des guerres de religion. C’est dans ce pays dévasté, en proie à la misère, au brigandage, à la peste, à la haine, que grandit le jeune Pierre de Siorac, rejeton d’une noble famille périgourdine et huguenote, héros et narrateur du roman. Dès ce premier volume d’une saga qui nous conduira jusqu’à la fin du siècle, c’est toute une époque qui revit à travers l’histoire des Siorac, avec ses paysans, ses princes, ses hommes d’épée ou d’Eglise, ses truculences et ses cruautés ; sa langue, aussi, savoureuse, colorée, merveilleusement restituée au lecteur d’aujourd’hui. Epoque ou peu à peu va naître une exigence de tolérance et de paix, en écho au cri d’indignation et d’espoir de Michel de l’Hospital : « Ne verra-t-on la Fortune de France relevée ? » ]


Biographies de Robert Merle :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Merlehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Merle
http://www.republique-des-lettres.fr/138-robert-merle.php

Site extrêmement complet sur sa saga historique :
http://olivier.lefur.free.fr/?bcsi_scan_185FE7D7897B7B4A=0










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Posté le 06.08.2007 par coraliepasquale
plus tard aujourd'hui, Fortune de France de Robert Merle, demain, Les enfants de la terre de JAne Auel, puis d'autres encore en fin de semaine... Il y a eu du retard: vive les vacances !
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