Image : scan de la couverture du premier tome
La série « Louisiane » de Maurice DENUZIERE
Pour mes premiers « post », j’essaie de varier les genres et les époques autant que possible. Une dame prénommée Christine m’ayant laissé un message l’évoquant, je me suis dit que cette série arriverait à point nommé pour ce que je veux faire.
L’histoire se passe dans le sud des Etats-Unis, en Louisiane comme vous pouvez le deviner. Elle se porte sur ce monde un peu à part de ce que les américains appellent « Le vieux sud », qui s’est écroulé avec la guerre de sécession, entre les états du nord et du sud des Etats-Unis.
C’est un sujet assez délicat à traiter, dans la mesure où cette société repose sur l’esclavage, et heureusement, les personnages des romans portant sur cette période sont généralement conscients (même si c’est sur le tard) du fait qu’elle ne pouvait durer. Du coup, certaines situations peuvent choquer, dans la mesure où on se retrouve vraiment dans le monde des plantations de coton.
Le premier tome de Louisiane commence en 1830 quand Adrien de Damvilliers accueille chez lui sa filleule, Virginie, âgée de qu’il n’a pas vue depuis des années. Elle a passée son adolescence Paris, et a eu de fait une éducation bien plus libre que celle qu’elle aurait eu dans sa région natale. (Effectivement, dans le vieux sud, les jeunes filles étaient très innocentes, et les gens vivaient dans un monde loin des réalités, très codifié, qu’ils voulaient parfait. Les hommes ne se salissaient pas les mains, leurs épouses et filles étaient protégées du monde extérieur, ils ne se fréquentait pour la plupart qu’entre eux. La guerre a tout bouleversé : leur fonctionnement, leurs codes de vie, et cela a souvent été la ruine. Pour exprimer cette idée, je reprends une expression utilisée dans la série « Autant en en emporte le vent » : « le crépuscule des dieux ». Avis aux philosophes, ce que je ne suis pas.)
C’est donc la vie de Virginie, son mariage avec son parrain, la découverte de ce monde du sud où la vie, pour les planteurs, était si facile. Viennent ensuite les épreuves, avec la mort de son premier mari, puis son remariage, ses enfants, si différents les uns des autres… N’oublions pas l’histoire de son amour impossible avec le régisseur et ami de son premier mari, Clarence Dandrige, dont la destinée fut assez particulière, et qu’elle ne vivra que bien tard, une fois l’âge et la sagesse venus.
L’histoire du vieux sud, c’est aussi bouleversement de la guerre, des nouvelles valeurs qu’elle a engendré, avec l’abolition de l’esclavage, la reconstruction d’une économie devenue bancale et ruinée, puis l’histoire de ses enfants et petits enfants dans ce nouveau monde.
L’héroïne a vraiment une personnalité hors du commun, un caractère comme on en voyait peu à l’époque, et reste très présente, même quand l’histoire avance, et se tourne autour de sa descendance, à elle et de ceux qui ont fait partie de sa vie. D’abord leurs enfants, puis petits enfants…
C’est donc une saga riche en personnages divers, bons comme mauvais, et parfois certains même assez pathétiques (pauvre Willy Tampleton !!!!!), qui va jusque aux années folles (et peut être même un petit plus loin, je n’ai pas lu le dernier tome, dont je viens de découvrir l’existence, et que je ne vais pas tarder à acheter).
Résumé du quatrième de couverture du premier tome :
« Une saga, un domaine, un pays.
Louisiane est la chronique d’une famille de planteurs, les Damvilliers, dominée par Virginie, une femme belle et ambitieuse, dont le destin va se confondre avec celui de Bagatelle, un domaine cotonnier au bord du Mississipi. Immigrants, esclaves, aristocrates d’origine française, des dizaines de personnages font revivre par la diversité de leur vie quotidienne, de leurs passions, de leurs ambitions, l’apogée puis le déclin du Sud, en une fresque magistrale qui nous fait entrer de plain pied dans l’Histoire.
Maurice Denuziere, qui fut un grand reporter au journal Le Monde, a mené une longue et minutieuse enquête à La Nouvelle Orléans. Hormis quelques personnages, tout ce qu’il retrace dans Louisiane est authentique.
Prix des maisons de la presse, traduit en quinze langues, Louisiane a été adapté pour le cinéma et la télévision par Philippe de Broca avec Margot Kidder, Ian Charleson, Andréa Ferréol, Victor Lanoux… »
La série comporte à ce jour :
T1 : Louisiane
T2 : Fausse Rivière, tome 1
T3 : Fausse rivière, tome 2
T4 : Bagatelle
T5 : Les trois chênes
Je n’ai trouvé aucun site intéressant sur le sujet, désolée !!!
Autres séries se passant dans « Le vieux sud » :
L’incontournable « Autant en emporte le vent » de Margaret MITCHELL, avec l’histoire passionnée et passionnante de Rett Butler et Scarlett O Hara. A savoir que Akexandra RIPLEY a fait une suite, « Scarlett ». Ce n’était pas évident, ni forcément déontologique, de le faire, et j’ai eu le plaisir de découvrir une Scarlett beaucoup plus mure et attachante. L’histoire se passe principalement en Irlande, ou elle va découvrir la terre de ses ancêtres, s’y installer, et ses périnigrations la mèneront des petits villages paysans à la cour du vice roi. Bref, un régal.
Il y a aussi, dans un genre plus léger et sentimental, l’histoire des Coltrane de Patricia HAGAN Je n’ai pas lu cette série, mais la tenterai peut être un jour : T1: Folies et passions, T2: Gloires et passions.
J’au aussi acheté d’occasion, mais pas encore lu, « La virginienne », de Barbara CHASE RIBOUD, qui parle de Sally Hemings, une esclave quarteronne, qui fut pendant 30 ans al maîtresse de Jefferson, le troisième président des États-Unis et l'auteur de la Déclaration d'Indépendance. Il paraît que cette une magnifique histoire d’amour, et une belle fresque sur l’Amérique.
Depuis quelques temps, je met en ligne sous forme d'épisode, en attendant une publication mon roman, "Les secrets de Bluestonebury". Si tu as 5mn, merci d'aller y faire un tour, et de me dire ce que tu en penses...
Je suis en train de découvrir la suite de "La virginienne". Ca s'appelle "la fille du Président". C'est l'histoire d'Harriet, fille de Sally et de Jefferson. Merci pour les titres de la suite de Louisiane que je vais essayer de me procurer.