romans historiques
Publié le 10/07/2007 à 12:00 par coraliepasquale
Je ne peux commencer que par LA série qui m’a fait découvrir, toute jeune, le roman historique : Angélique Marquise des Anges, d’Anne Golon.
Tout d’abord, il faut tout de suite arrêter de polémiquer : les livres n’ont rien à voir avec les films des années 1960.
La série comporte 13 volumes parus à ce jour, la plupart en 2 ou 3 tomes, sous différentes éditions :
1. Angélique marquise des anges
2. Angélique et le chemin de Versailles
3. Angélique et le roi
4. Indomptable Angélique
5. Angélique se révolte
6. Angélique et son amour
7. Angélique et le nouveau monde
8. La tentation d’Angélique
9. Angélique et la démone
10. Angélique et le complot des ombres
11. Angélique à Québec
12. Angélique, la route de l’espoir
13. La victoire d’Angélique
Il faut savoir que les romans sont réédités actuellement, aux éditions du refuge, en édition intégrale (les anciens volumes avaient de nombreux passages coupés par les éditeurs, afin de mieux faire correspondre l’héroïne aux critères légers de l’époque).
Un dernier volume est également en cours d’écriture.
On remarquera sur les anciennes éditions (notamment J’ai Lu) les jolies couvertures d’Etienne Lage, artiste ayant travaillé pour plusieurs maisons d’édition, et ayant fait la plupart des anciennes couvertures d’Angélique. On le retrouvera dans d’autres séries de romans que je vous présenterai.
Pour plus d’infos, je vous invite à aller sur le site de Sandrine, fan d’angélique, et webmistress d’un site reconnu par Archange International, qui gère désormais les droits de l’auteur :
http://www.marquisedesanges.net/
Et le site d’Archange International :
http://www.archange-international.com/index.html
Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, les livres débutent au XVIIème siècle, sur l’enfance d’angélique de Sancé de Monteloup, et finissent, pour le dernier volume, sur sa quarantaine. Je ne dévoilerai pas toutes les péripéties de l’histoire, mais sachez juste que sa vie va la mener des bas fonds de Paris à la cour du roi de France, du harem de Moulay Ismaël aux confins de L’Amérique du nord, en passant La Rochelle, au milieu des protestants en fuite des autorités françaises…le tout sublimement écrit. Il est très intéressant d’assister à l’évolution de l’héroïne au cours des romans.
A savoir que l’auteur a réalisé pour chaque volume un vrai travail d’historienne, reconnu, en respectant le contexte historique, sans le déformer, comme le font d’autres écrivains moins pointilleux.
Je ne fais pas plus détaillé, les sites mis plus hauts sauront mieux vous en parler.
Une couverture d’Angélique :
Grand format, aux éditions du refuge (en intégrale)
Publié le 12/07/2007 à 12:00 par coraliepasquale
Photo : couverture tome 2 des éditions J’ai Lu.
Je ne pouvais, après Angélique, présenter autre chose que le Chardon et le tartan, de Diane GABALDON.
L’écrivain a énormément d’humour. Heureusement, parce qu’au premier abord, même moi j’ai été « rebutée » par cette idée…. Un voyage dans le temps ! Une infirmière qui va côtoyer des Highlanders (des vrais en plus, en kilt !). Puis c’est tellement bien tourné, les personnages sont si attachants, qu’on dévore les volumes les uns après les autres… Quelques tout petits passages un peu Holé holé, mais rien de trop méchant, sauf peut être un, dans le deuxième tome. Beaucoup de réalisme dans les descriptions d’époque (odorats sensibles s’abstenir).
En bref, une héroïne qui a énormément d’humour et de répartie, et un héros tout ce qu’il y a de plus… « héroïque » (en gros : beau, grand, fort, intelligent), une intrigue palpitante, et un superbe décor… Si quelqu’un a quelque chose à rajouter, qu’il me contacte, je joindrai sa note à mon post sur cette série.
Voici les résumés des deux premiers tomes en « poche », en quatrième de couverture :
Juin 1767. Afin de vibrer pleinement à l'unisson de leur profond amour, Jamie et Claire voguent vers la Caroline du Nord. Restée seule dans un vingtième siècle sans saveur, Brianna, leur fille, n'a qu'une hâte : percer le secret de sa naissance, pénétrer dans ce " cercle des fées " qui peut lui ouvrir les portes du passé comme l'anéantir à jamais, et agir sur le destin qui réserve à ses parents une mort atroce. Pour qu'enfin, dans la paix, tous les Fraser répondent d'une seule voix à l'appel de leur clan
Deux siècles… Claire, en franchissant la porte de pierre, a atterri deux cents ans en arrière. Enlevée, violentée, soupçonnée d’espionnage, tiraillée entre écossais et anglais, ses voyages dans le temps n’ont pas fini de leur réserver des surprises… D’autant plus qu’entre Franck Randall, son mari du XXème siècle, et Jamie Fraser, le beau rebelle des Highlands qu’elle a du épouser pour échapper à la mort, la voici désormais polyandre ! Ce qui n’est pas du goût de Laoghaire, une adolescente amoureuse de Jamie…… Et rien n’est plus dangereux qu’une jeune amoureuse. C’est ainsi que Claire, accusée de sorcellerie, se voit condamnée au bucher…
Ainsi que le nombre de volumes, en poche aux éditions J’ai Lu, parus à ce jour :
Le chardon et le tartan
T1 : La porte de pierre
T2 : Le bûcher des sorcières
T3 : Le talisman
T4 : Les flammes de la rébellion
T5 : Le voyage
T6 : Les tambours de l’automne
T7 : La croix de feu
T8 : le temps des rêves
T9 : La voie des songes
En grand format, aux presses de la cité, la série s’appelle le cercle de pierre, et les volumes ont été coupés différemment :
T1 : Le chardon et le tartan
T2 : Le talisman
T3 : Le voyage
T4 : Les tambours de l’automne
T5 : La croix de feu
T6 : Le temps des rêves
T7 : la neige et la cendre
T8 : les canons de la liberté
Bien entendu, les volumes paraissent d’abord en grand format, et ensuite en poche, ce qui fait que l’édition J’ai lu, beaucoup moins onéreuse, a un livre ou deux de retard…
Si vous devenez une vraie « gabaldingue » (les fans de Gabaldon s’appellent comme ça) vous pourrez vous renseigner sur ce site :
http://fidlopez.club.fr/gabaldon.htm
Et discuter sur ces forums :
http://www.voy.com/27704/
Encore une fois, il s’agit vraiment d’un roman historique, et non pas uniquement « sentimental ». Non pas que je dénigre ceux ci, mais Diana Gabaldon a écrit très sérieusement ses livres, avec autant d’humour que de recherche historique. Petit plus pour les fans de ce qui a trait à l’Ecosse, et notamment au soulèvement de Bonnie Prince Charlie, ainsi que, pour les volumes suivants, les prémices de l’indépendance américaine.
A lire et à relire.
Publié le 12/07/2007 à 12:00 par coraliepasquale
Photo : la couverture du 1er tome des dames de Clermont.
Anne Courtillé
Avis aux lecteurs portés sur le moyen age, si vous souhaitez plonger en plein dans la vie d’une famille d’artisans de la fin du XIIIème siècle, lisez « Les dames de Clermont », suivi d’un deuxième tome : « Florine ».
Les personnages en sont très attachants. L’histoire n’est pas ciblée uniquement sur un couple, comme c’est souvent le cas dans des romans historiques un peu plus sentimentaux. L’auteur s’est donnée le plaisir de créer plusieurs personnages, aux personnalités différentes, certaines plutôt « torturées », d’autres d’une simplicité désarmante.
Je vous mets le résumé en quatrième de couverture du 1er tome :
« En l’an 1295, maître Omblard, peintre itinérant au grand cœur, arrive à Clermont – en Auvergne- avec son apprenti, Martin l’orphelin. Ils trouvent de l’ouvrage sur le chantier de la cathédrale ou bâtisseurs, verriers et sculpteur s’activent.
Dès lors, la vie de Martin prend un tout autre tour. Grâce à la générosité de Géraud Brillat, qui l’a pris en amitié, il part étudier le droit à Paris et, après maintes folies estudiantines, devient un personnage important, admis au conseil du roi…
Mais son destin sera bouleversé par la encontre de certaines gentes dames et damoiselles. Anges aux yeux bleus, cruelles aux yeux noirs ou charmantes aux yeux noisette qui mènent le monde à leur guise. »
L’auteur me fait un peu (je dis bien un peu) penser à Jeanne Bourin. Ses romans ne sont pas riches en « aventure » comme peuvent l’être ceux d’A. Golon, de D. Gabaldon, J. Auel ou J. Benzoni (je parlerai de ces deux dernières), mais c’est vraiment une très belle reconstitution du moyen âge.
T1 : Les dames de Clermont
T2 : Florine
Autre livres de cette auteur :
- Les messieurs de Clermont (qui se passe un siècle plus tard).
- L’arbre des dames (qui commence en 1262).
Ces deux livres sont très sympathiques. On peut juste leur reprocher de finir trop tôt…
Egalement :
- L'Orfèvre de Saint-Séverin
- Le Mosaïste de Constantinople
- Tout un tas d’autres livres plus… « académiques », traitant d’histoire de l’art, d’architecture médiévale, ect…
On retrouve un peu, dans ces artisans bâtisseurs de cathédrales, cette ambiance qui existe aussi dans certains livres de J. Diwo, B. Tirtiaux, E. Pargeter ou K. Folett (dont bien sur je parlerai aussi !). Je ferai sans doute un post sur ce thème.
Site parlant d’Anne Courtillé :
http://www.edicreer.com/authorDetail.aspx?mnu=5&id=42 pour la biographie.
Tous les autre sites que j’ai vu parlent de sa carrière politique, ce qui n’a aucun rapport avec ce que j’ai envie de dire ici……..
Publié le 25/07/2007 à 12:00 par coraliepasquale
MARGARET GEORGE, Les mémoires de Cléopâtre
Photo : scan de la couverture du tome 1, édition Livre de Poche
MARGARET GEORGE a écrit une série, en trois tomes, sur la vie de Cléopâtre.
Je trouve que son écriture est très poétique. La manière dont elle nous transporte en cette Egypte du Ier siècle avant Jésus Chrit, est vraiment magique. Bien sur, on ne peut écrire sur des époques et des personnages aussi lointains qu’en extrapolant, mais ici, c’est fait de manière si… crédible, qu’on dévore les 1 700 pages que comporte au total la série, aux éditions Le livre de poche.
Je mets vraiment une mention spéciale à ces livres, très prenants. Je voyais toujours Cléopâtre comme quelqu’un de très froid, et toutes les séries de romans concernant cette époque, ou tout du moins ce pays (que j’appelle, tout en les appréciant, car j’en parlerai un jour, les « égyptianneries ») sont écrites de manière assez « scientifique ». Ici, Cléopâtre est un être complexe, pleine d’humanité, forte, mais parce qu’elle pense ne pas avoir droit à la faille…
Il ne s’agit pas d’un roman sentimental sur l’amour qui unit Cléopâtre à César , ni d’une intrigue policière à la Christian Jacq ou Paul Doherty. Ce n’est pas une biographie non plus. Juste l’histoire de sa vie, et de son amour immodéré pour son pays, écrit avec beaucoup de sensibilité, de fluidité, d’élégance, et même parfois de poésie. Juste des livres qui nous donnent envie de prendre un billet d’avion et de courir visiter Alexandrie, sentir l’odeur de son port, de ses épices, et admirer les innombrables merveilles de ce pays.
Résumé du quatrième de couverture du tome 1 :
Plus qu’un personnage historique, Cléopâtre est une légende. Héritière de la dynastie des Ptolémées, séductrice fatale, aimé de César puis d’Antoine, qui rêva avec elle de régner sur l’Orient, elle fit briller l’Egypte d’une ultime splendeur avant de s’offrir volontairement à la morsure d’un aspic.
Sans dissiper cette aura de fascination et de mystère, la romancière américaine Margaret George a minutieusement reconstitué cette exceptionnelle destinée, et nous fait revivre son parcours de reine et de femme dans sa plus profonde intimité.
L’enfance, les débuts d’une jeune reine de 17 ans, l’Egypte affaiblie et divisée, le long exil à Ashkelon, l’aventure rocambolesque à l’issue de laquelle elle devient la maîtresse de César, à qui elle donnera un fils, Césarion… tels sont les moments forts de cette grande saga du pouvoir, de l’ambition et de la passion.
A la mort de César, Cléopâtre regagne Alexandrie : un long règne s’ouvre devant elle…
Les trois tomes :
T1 : La fille d’Isis
T2 : Sous le signe d’Aphrodite
T3 : La morsure du serpent
Margaret GEORGE a aussi écrit une série sur Hélène de Troie, que je n’ai pas encore lue à ce jour. Je le ferai ou le jour où je l’achèterai, ou si l’un(e) d’entre vous souhaite nous faire partager ses impressions….
Site officiel (en anglais, pas d’équivalent, à ce que je sache, en français) :
http://www.margaretgeorge.com/
Pour les fans d’égyptianneries, quelques liens :
http://www.ptahhotep.com/categories/novels.html
http://sparks.free.fr/misesajour.htm?bcsi_scan_185FE7D7897B7B4A=0&bcsi_scan_filename=misesajour.htm
http://www.men-nefert.com/
Publié le 06/08/2007 à 12:00 par coraliepasquale
Image : scan de la couverture du premier tome (un peu abîmé à force de relectures….)
La série « Fortune de France », de Robert Merle
Dans un genre un peu plus sérieux, c’est Le roman historique par excellence. Comptant, aux éditions Le Livre de Poche, 13 volumes (tous entre 450 et 650 pages…), cette saga nous entraîne sur 3 générations dans la vie des Siorac, famille au blason toute neuf. Avis aux personnes intéressées par les guerres de religion, l’avancée du protestantisme dans le royaume, et les difficultés à suivre Calvin à la cour du roi de France… Robert merle nous montre, entre autre, comment certaines personnes durent de se convertir (ou tout du moins « caler à la voile » comme le dit Pierre de Siorac), par intérêt ou tout simplement par obligation
Le premier tome commence avant la mort de François 1er (1547). Il est difficile d’expliquer à quel point les personnages sont attachants, leurs travers expliqués avec humour, et comment cette leçon d’histoire est donnée sans que l’on s’en rende compte. Parce qu’il s’agit bien d’une série de romans, et non, comme ma description pourrait donner à le croire, un livre académique sur l’histoire des guerres de religion. Au vu du contexte historique, l’histoire des Siorac, et entre autres celle de leur amour immodéré pour la femme, ne peut être que trépidante, aussi triste parfois qu’elle est gaie par la nature même des personnages.
De plus, il faut noter que les 6 premiers tomes sont écrits avec beaucoup d’expressions d’alors. Plutôt que de tenter de l’expliquer, je vous en mets un extrait en ligne (bien sur un des plus marqués) :
[ Quand fessue, ventrue et mamelue (comme disait mon père), et le cheveu ébouriffé, la Maligou apparut dans la librairie, Jean de Siorac referma la porte derrière elle et, faisant le tour de la matrone, se campa devant elle, les mains aux hanches, la dévisageant d’un air sévère.
- J’en ai appris de belles ! La nuit, le curé et toi, vous forniquez comme rats en paille !
La Maligou esquissant un geste de dénégation, Jean de Siorac leva la main et dit en haussant la voie :
- Ne mens pas, Maligou, ou sur l’heure je te congédie.
- Doux Jésus, dit naïvement la Maligou, mais si je ne mens point, je serai chassée tout pareil !
- C’est donc vrai !
La Maligou se mit à trembler.
- Hélas, moussu lou baron, je n’ai pu résister, il parle si bien !
- Et tant plus mal il agit ! N’as-tu point vergogne de paillarder comme putain cramante, toi, une femme mariée, et de commettre l’adultère, et avec Pincettes encore ?
- Justement moussu lou baron, avec un curé, ce n’est qu’un demi péché ! Surtout qu’il a la bonté de l’absoudre, après ! ]
Voilà, je trouve ce passage très drôle. Surtout quand on connaît les personnages, ce que je vous invite à faire. Et pour ce, voici la liste des titres des 13 volumes, dans l’ordre :
Fortune de France
T 1 : Fortune de France
T 2 : en nos vertes années
T 3 : Paris, ma bonne ville
T 4 : Le prince que voilà
T 5 : La violente amour
T 6 : La pique du jour
T 7 : La volte des vertugadins
T 8 : l’enfant roi
T 9 : Les roses de la vie
T 10 : Le lys et la pourpre
T 11 : La gloire et les périls
T 12 : Complots et cabales
T 13 : Le glaive et les amours
Je vous mets le résumé du quatrième de couverture du 1er tome :
[De la mort de François 1er en 1547 à l’édit de Nantes eb 1599, la France s’enlise dans l’épreuve des guerres de religion. C’est dans ce pays dévasté, en proie à la misère, au brigandage, à la peste, à la haine, que grandit le jeune Pierre de Siorac, rejeton d’une noble famille périgourdine et huguenote, héros et narrateur du roman. Dès ce premier volume d’une saga qui nous conduira jusqu’à la fin du siècle, c’est toute une époque qui revit à travers l’histoire des Siorac, avec ses paysans, ses princes, ses hommes d’épée ou d’Eglise, ses truculences et ses cruautés ; sa langue, aussi, savoureuse, colorée, merveilleusement restituée au lecteur d’aujourd’hui. Epoque ou peu à peu va naître une exigence de tolérance et de paix, en écho au cri d’indignation et d’espoir de Michel de l’Hospital : « Ne verra-t-on la Fortune de France relevée ? » ]
Biographies de Robert Merle :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Merlehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Merle
http://www.republique-des-lettres.fr/138-robert-merle.php
Site extrêmement complet sur sa saga historique :
http://olivier.lefur.free.fr/?bcsi_scan_185FE7D7897B7B4A=0
Publié le 07/08/2007 à 12:00 par coraliepasquale
Image : scan de la couverture du premier tome
Jane AUEL, « Les enfants de la terre »
Comment ne pas succomber au charme de cette série de romans vraiment atypique ? Ayla et Jondalar, héros des livres, sont deux personnages si plein de charme, de sensibilité, de courage, que… je ne peux que les conseiller à toute personne aimant les romans historiques (ou ici, je devrai plutôt dire « pré historiques » !!).
En premier lieu, le contexte est assez inhabituel : l’histoire de passe il y a 35 000 ans. Il s’agit encore d’un auteur extrêmement bien documenté, scientifiquement parlant, bien qu’évidemment, on ne peut qu’extrapoler sur le mode de vie des hommes, à une période si lointaine. Je n’ose imaginer la somme de travail de documentation qu’elle a du fournir pour écrire cette série (qui, je l’espère, n’est pas terminée…).
L’histoire commence avec Ayla, une petite fille, homo sapiens sapiens (c'est-à-dire nous), qui va, par la force des choses, être recueillie par le Clan, c'est-à-dire une tribu d’hommes de Neandertal. Je ne suis pas historienne, donc en fait, tout ce que je peux dire, c’est qu’il s’agit si j’ai bien compris de « l’espèce d’homme » juste avant nous. Jane Auel s’est donc passionnée sur la confrontation de ces deux races, et avec beaucoup de finesse et de sensibilité, sur leur avenir.
Cette petite fille va grandir avec le clan, et avec le temps, se trouver obligée, je ne dirai pas pourquoi, de chercher « les Autres », comme sa tribu d’adoption appelle les hommes modernes. Elle rencontrera tout d’abord un géant blond, nommé Jondalar, premier homme lui ressemblant, avec qui elle fera un long voyage.
C’est donc aussi l’histoire d’un amour extraordinaire, et d’une aventure hors du commun que relate Jane Auel dans les enfants de la terre. Il y a vraiment tout ce que j’aime : un contexte historique détaillé, sérieux et travaillé, des personnages aux personnalités diverses et intéressantes, une belle histoire d’amour… Pour vous donner l’eau à la bouche, je vous mets deux extraits du premier tome, au moment ou Ayla, petite fille, est recueillie par cette tribu d’hommes de Neandertal, notamment par Iza, qui deviendra sa mère adoptive :
[L’enfant se retourna et commença à s’agiter.
- Ma-man, gémit-elle. (Puis, battant l’air de ses bras, elle appela de nouveau, plus fort :) Ma-man !
Iza l’attira contre elle en murmurant tendrement à son oreille. La chaleur de son corps ainsi que les sons apaisants pénétrèrent l’esprit enfiévré de la fillette qui se calma. Elle avait dormi par à-coups, réveillant fréquemment la femme par ses sursauts, ses plaintes et son délire. Les sons étaient étranges, fort différents de ceux prononcés par le Peuple du Clan. Ils se succédaient aisément, avec une grande facilité, un son entraînant l’autre. Iza était bien incapable de les saisir dans leur totalité car son oreille n’était pas préparée à percevoir leurs subtiles variations. Mais ceux que l’enfant venait de pousser étaient revenus si souvent qu’Iza en déduisit qu’ils devaient désigner quelqu’un de très proche pour la fillette, et comme celle ci s’apaisait à son contact, elle comprit leur signification.
.....................................................................
Soudain, le soleil, qui venait d’apparaître à l’horizon, éclaira de ses rayons le visage de la petite fille, dont les paupières frémirent. En ouvrant les yeux, elle plongea son regard dans deux grands yeux bruns, profondément enfoncés dans leurs orbites, et découvrit un visage dont le bas ressemblait à un museau.
La fillette poussa un cri et referma les yeux précipitamment.]
Je vous mets également le résumé du quatrième de couverture du premier tome :
[Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connaît l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de 5 ans, échappe à un On l’adopte. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude.]
La série comporte à ce jour :
Les enfants de la terre
T1 : Le clan de l’ours des cavernes
T2 : La vallée des chevaux
T3 : Les chasseurs de mammouths
T4 : 1ère partie : Le grand voyage
T4 : 2ème partie : Le retour d’Ayla
T5 : Les refuges de pierre
Sites :
http://perso.orange.fr/mondalire/enfterre.htm (très complet)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Enfants_de_la_Terre_(Auel) (très bien aussi)
Publié le 10/08/2007 à 12:00 par coraliepasquale
Image : scan de la couverture du premier tome
La série « Louisiane » de Maurice DENUZIERE
Pour mes premiers « post », j’essaie de varier les genres et les époques autant que possible. Une dame prénommée Christine m’ayant laissé un message l’évoquant, je me suis dit que cette série arriverait à point nommé pour ce que je veux faire.
L’histoire se passe dans le sud des Etats-Unis, en Louisiane comme vous pouvez le deviner. Elle se porte sur ce monde un peu à part de ce que les américains appellent « Le vieux sud », qui s’est écroulé avec la guerre de sécession, entre les états du nord et du sud des Etats-Unis.
C’est un sujet assez délicat à traiter, dans la mesure où cette société repose sur l’esclavage, et heureusement, les personnages des romans portant sur cette période sont généralement conscients (même si c’est sur le tard) du fait qu’elle ne pouvait durer. Du coup, certaines situations peuvent choquer, dans la mesure où on se retrouve vraiment dans le monde des plantations de coton.
Le premier tome de Louisiane commence en 1830 quand Adrien de Damvilliers accueille chez lui sa filleule, Virginie, âgée de qu’il n’a pas vue depuis des années. Elle a passée son adolescence Paris, et a eu de fait une éducation bien plus libre que celle qu’elle aurait eu dans sa région natale. (Effectivement, dans le vieux sud, les jeunes filles étaient très innocentes, et les gens vivaient dans un monde loin des réalités, très codifié, qu’ils voulaient parfait. Les hommes ne se salissaient pas les mains, leurs épouses et filles étaient protégées du monde extérieur, ils ne se fréquentait pour la plupart qu’entre eux. La guerre a tout bouleversé : leur fonctionnement, leurs codes de vie, et cela a souvent été la ruine. Pour exprimer cette idée, je reprends une expression utilisée dans la série « Autant en en emporte le vent » : « le crépuscule des dieux ». Avis aux philosophes, ce que je ne suis pas.)
C’est donc la vie de Virginie, son mariage avec son parrain, la découverte de ce monde du sud où la vie, pour les planteurs, était si facile. Viennent ensuite les épreuves, avec la mort de son premier mari, puis son remariage, ses enfants, si différents les uns des autres… N’oublions pas l’histoire de son amour impossible avec le régisseur et ami de son premier mari, Clarence Dandrige, dont la destinée fut assez particulière, et qu’elle ne vivra que bien tard, une fois l’âge et la sagesse venus.
L’histoire du vieux sud, c’est aussi bouleversement de la guerre, des nouvelles valeurs qu’elle a engendré, avec l’abolition de l’esclavage, la reconstruction d’une économie devenue bancale et ruinée, puis l’histoire de ses enfants et petits enfants dans ce nouveau monde.
L’héroïne a vraiment une personnalité hors du commun, un caractère comme on en voyait peu à l’époque, et reste très présente, même quand l’histoire avance, et se tourne autour de sa descendance, à elle et de ceux qui ont fait partie de sa vie. D’abord leurs enfants, puis petits enfants…
C’est donc une saga riche en personnages divers, bons comme mauvais, et parfois certains même assez pathétiques (pauvre Willy Tampleton !!!!!), qui va jusque aux années folles (et peut être même un petit plus loin, je n’ai pas lu le dernier tome, dont je viens de découvrir l’existence, et que je ne vais pas tarder à acheter).
Résumé du quatrième de couverture du premier tome :
« Une saga, un domaine, un pays.
Louisiane est la chronique d’une famille de planteurs, les Damvilliers, dominée par Virginie, une femme belle et ambitieuse, dont le destin va se confondre avec celui de Bagatelle, un domaine cotonnier au bord du Mississipi. Immigrants, esclaves, aristocrates d’origine française, des dizaines de personnages font revivre par la diversité de leur vie quotidienne, de leurs passions, de leurs ambitions, l’apogée puis le déclin du Sud, en une fresque magistrale qui nous fait entrer de plain pied dans l’Histoire.
Maurice Denuziere, qui fut un grand reporter au journal Le Monde, a mené une longue et minutieuse enquête à La Nouvelle Orléans. Hormis quelques personnages, tout ce qu’il retrace dans Louisiane est authentique.
Prix des maisons de la presse, traduit en quinze langues, Louisiane a été adapté pour le cinéma et la télévision par Philippe de Broca avec Margot Kidder, Ian Charleson, Andréa Ferréol, Victor Lanoux… »
La série comporte à ce jour :
T1 : Louisiane
T2 : Fausse Rivière, tome 1
T3 : Fausse rivière, tome 2
T4 : Bagatelle
T5 : Les trois chênes
Je n’ai trouvé aucun site intéressant sur le sujet, désolée !!!
Autres séries se passant dans « Le vieux sud » :
L’incontournable « Autant en emporte le vent » de Margaret MITCHELL, avec l’histoire passionnée et passionnante de Rett Butler et Scarlett O Hara. A savoir que Akexandra RIPLEY a fait une suite, « Scarlett ». Ce n’était pas évident, ni forcément déontologique, de le faire, et j’ai eu le plaisir de découvrir une Scarlett beaucoup plus mure et attachante. L’histoire se passe principalement en Irlande, ou elle va découvrir la terre de ses ancêtres, s’y installer, et ses périnigrations la mèneront des petits villages paysans à la cour du vice roi. Bref, un régal.
Il y a aussi, dans un genre plus léger et sentimental, l’histoire des Coltrane de Patricia HAGAN Je n’ai pas lu cette série, mais la tenterai peut être un jour : T1: Folies et passions, T2: Gloires et passions.
J’au aussi acheté d’occasion, mais pas encore lu, « La virginienne », de Barbara CHASE RIBOUD, qui parle de Sally Hemings, une esclave quarteronne, qui fut pendant 30 ans al maîtresse de Jefferson, le troisième président des États-Unis et l'auteur de la Déclaration d'Indépendance. Il paraît que cette une magnifique histoire d’amour, et une belle fresque sur l’Amérique.
Publié le 10/08/2007 à 12:00 par coraliepasquale
Je me demandais quelles série de livre j’allais présenter après Louisiane, et l’atmosphère mélancolique des livres de Kenisé Mourad m’est revenue, notamment à cause de certains aspects de la culture indienne que j’y avais découvert (voir post suivant)..
En fait, ces livres ne sont pas une réelle série, mais sont complémentaires. Dans le premier, « De la part de la princesse morte », l’auteur raconte l’histoire de Selma, sa mère, princesse ottomane au destin parcouru d’embûches. C’est un beau voyage à travers divers pays d’orient, qui finit en France.
Ma grand-mère l’a trouvé triste, je me contenterai de dire que c’est une histoire pleine de mélancolie.
Dans le deuxième volume, « Le jardin de Baldapour » la fille de cette princesse part à la découverte de sa famille. C’est toujours écrit avec énormément de lucidité dans les sentiments, et beaucoup de délicatesse.
Ces livres sont en tout cas vraiment riches en découvertes, tant la vie des personnages les emène àà travers le monde. Bien que l’écriture n’ait rien à voir avec lui, j’y ai retrouvé un peu l’atmosphère des livres d’Amin Maalouf, dans ces personnages qui ont des origines si variées et tellement riches…
Je n’en parle pas plus, je m’exprime mal. J’ai lu Kenisé Mourad il y a deux ou trois ans, et ne suis plus sure de certains détails. Ce serait dommage de se tromper. Je préfère donc vous mettre les résumés des quatrièmes de couverture :
De la part de la princesse morte :
« Ceci est l’histoire de ma mère, la princesse Selma ; née dans un palais d’Istambul… »
Ce pourrait être le début d’un comte ; c’est une histoire authentique qui commence en 1918 à la cour du dernier sultan de l’empire ottoman.
Selma a sept ans quand elle voit s’écrouler cet empire. Condamnée à l’exil, la famille impériale s’installe au Liban.Cselma, qui a perdu à la fois son pays et son père, y sera « la princesse aux bas reprisés ».
C’est à Beyrouth q’elle grandira et rencontrera son premier amour, un jeune chef druze ; amour tôt brisé. Selma acceptera alors d’épouser un raja indien qu’elle n’a jamais vu. Aux Indes, elle vivra les fastes des maharajas, les derniers jours de l’Empire britannique et la lutte pour l’indépendance. Mais là comme au Liban, elle reste « l’étrangère » et elle finira par s’enfuir à Paris, où elle trouvera enfin le véritable amour. La guerre l’en séparera et elle mourra dans la misère, vingt neuf ans après avoir donné naissance à une fille : l’auteur de ce récit.
Le jardin de Baldapour :
« A quinze ans, l’héroïne de ce livre comprend qu’elle a tout perdu : ses parents, son nom, son pays et jusqu’à son âge. De Selma, sa mère, descendante des sultans, morte à Paris dans la misère, elle ne sait presque rien. Quant à son père, si sa famille adoptive lui dit qu’il était le radjah de Baldapour, d’autres murmurent qu’il s’agissait d’un américain.
Zahr se battra pour retrouver ses racines. Elle reverra son père, croira retrouver sa famille dans cette Inde musulmane qui d’emblée l’a conquise… jusqu’au moment où son univers s’écroule à nouveau et où il lui faut fuir.
Après le best-seller « de la part de la princesse morte » où revivait la figure de sa mère, c’est à son ascendance paternelle que Kenisé Mourad a consacré ce bouleversant roman, qui nous entraîne du quartier latin des années soixante au mystérieux jardin décrépit de Baldapour. »
Donc :
1 : De la part de la princesse morte
2 : Le jardin de Baldapour
Sites sur l’auteur et son œuvre.
http://www.panoramadulivre.com/htmlfr/selec0307e.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Keniz%C3%A9_Mourad
http://www.ratsdebiblio.net/mouradkenize.html
Publié le 22/08/2007 à 12:00 par coraliepasquale
Je viens de lire « Le festin de roses ». Cela se passe en Inde, au début du XVIIme siècle, avant la colonisation anglaise, et j’ai été complètement plongée dans l’atmosphère chaude et moite du zenana (harem) de l’empereur Moghol Jahangir, de ses intrigues, ses luttes de pouvoir… C’est écrit avec beaucoup de poésie.
Je suis allée au salon du livre cette année, afin de rencontrer Anne Golon et y faire dédicacer le troisième tome de l’intégrale d’angélique (cf premier post du blog), et je crois me rappeler que l’Inde y était à l’honneur cette année.
Ainsi, j’ai ressorti de ma bibliothèque personnelle les 3 livres qui l’ont pour principal thème, et que j’ai vraiment trouvé très bien :
I° Immense coup de foudre donc pour « Le festin de roses » de Indu SUNDARESAN. Mehrunnisa, nommée ensuite Nur Jahan, la vingtième femme du Grand Mohgol, qui a su se hisser, par ses intrigues et la force de l’amour qui l’unit à l’empereur, à la tête du zenana et de l’empire, comme jamais une femme ne l’avait fait avant elle, m’a captivé. Cette atmosphère de gynécée, tout au long du livre, est vraiment dépaysante, le faste de la cour moghol, et principalement celle du harem, on sy croirait.
Parallèlement, ce livre, c’est aussi le machiavélisme dont font preuve ceux qui touchent le pouvoir de leurs mains, qui sont près à tout pour régner, l’un sur une région, voire sur l’empire quand il s’agit pour les prétendants au trône d’asseoir leur position, les autres (au féminin), pour régner sur le cœur de l’empereur. Une hiérarchie existaient dans le zenana, comme à la cour, et c’est une lutte sans merci, de la part de chacun et chacune, pour la moindre parcelle de pouvoir disponible.
Bref, ce n’est pas une histoire d’amour, c’est l’histoire d’une femme, de son amour mille fois rendu pour un homme, de son désir d’accéder à la plus haute autorité de l’état. Jusqu’où la mènera l’amour que l’empereur lui porte ?
A noter que l’auteur a publié l’année dernière un livre, « La vingtième épouse », qui serait l’histoire de Mehrunnisa enfant puis adolescente. Ce n’est pas vraiment une série, puisque les deux livres peuvent se lire séparément (c’est en cherchant des liens Internet que je suis tombée dessus), mais je regrette de ne pas l’avoir su avant ! Bah, encore un livre à acheter…
II° En fait, je sais la fin, même si je sais pas de quelle manière cela se fera, puisque j’ai lu « Taj » de T. N. MURARI. Heureusement, cela fait bien longtemps, puisque je ne me souviens plus de la fin ! (lol). Je peux juste dire que j’ai beaucoup aimé ce livre, bien que la magie y soit moins présente que dans le précédent. En fait, c’est sans doute parce qu’il est écrit à la première personne, ce qui dans ces livres assez « poétiques », est plutôt déroutant. Si je devais le relire maintenant, je rentrerais sans doute moins dedans. Ce d’autant que la période commune aux deux livres n’est pas vue forcément avec le même point de vue, ce qui est assez déroutant je pense. Quoi qu’il en soit, on ne peut être que curieux de connaître la suite du « festin de roses » par « Taj ». C'est-à-dire que les héros de Taj sont, jeunes, dans le festin de roses. Il y a même un chevauchement sur les deux livres.
III° Irène FRAIN, « Le Nabab », complètement différent, mais vraiment bien. Un vrai roman d’aventure, au XVIIIème siècle, un jeune marin français qui part en Inde, et va y vivre un destin extraordinaire. Une atmosphère beaucoup plus « masculine », où l’on se rend compte de l’énorme choc des cultures que va être la conquête de cet immense pays, où nombreux sont ceux prêt à tuer pour profiter de ses richesses. Un homme, parti de rien, va y entrevoir des possibilités inimaginables en France…
Sites :
Sur la vie de l’aventurier du nabab :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Madec
sur Irène Frain :
http://www.irenefrain.com/
Joli résumé de Taj :
http://www.evene.fr/livres/livre/timeri-n-murari-taj-28341.php
site officiel d’Indu SUNDARESAN, mais en anglais :
http://www.indusundaresan.com/
Publié le 24/08/2007 à 12:00 par coraliepasquale
Je vous livre ici le premier tome d’une série, à priori en deux volumes, de Bernadette Pécassou-Camebrac
A mon sens, c’est un excellent compromis. Le style est léger, clair, concis, l’histoire, inspirée de personnages et de faits en partie réels, prend une tournure bien différente de ce que début laisse croire, bref, cela se lit d’une traite. De plus, l’auteur étant originaire de là bas, elle sait de quoi elle parle, et connaît bien « l’histoire » des lieux.
En fait, l’intrigue commence en 1856, avec une jeune mariée nommée Sophie PAILHE. Bourgeoise, riche, coquette, superficielle, sa vie n’est que facilité. Un jour, elle rencontre Abel, hussard de son état, qui lui fera découvrir le grand amour.
Parallèlement à ça, il y a la basse ville, ses pauvres, pour lesquels la misère est une fatalité. Personne ne fait attention à eux, l’ordre des choses est bien établi. Comment pourrait on seulement envisager que Lucille, dont le destin paraissait être tout tracé, aura, par une suite de hasards, une chance que jamais elle n’aurait cru possible.
Puis c’est la révélation, la petite Bernadette, à la vie lourde de misères, qui aura une vision dans une grotte. la Sainte Vierge marie lui est apparue. Lourdes devient une ville de pèlerinage, et fera naître un sentiment d’entre-aide, abolissant enfin les différences de naissance, sous le regard moqueur, étonné puis effrayé de quelques irréductibles du Café Français.
Résumé du quatrième de couverture :
« Ecoute moi bien Lucille. Ces messieurs ont sûrement leurs raisons pour se passer de la Sainte Vierge. Mais moi je te le dis, et ne l’oublie jamais. Nous les pauvres, on n’a qu’elle 5…..) Elle seule pour nous aider et nous écouter quand on a plus rien et quand on a mal. »
En ce milieu du XIXe siècle, dans les milieux aisés, la science a pris le pas sur la foi. La bourgeoisie ne jure plus que par les « scientifiques », même si elle ne manque pas de se montrer à l’église chaque dimanche.
Au Café Français, Louis Pailhé, pharmacien et chocolatier, disserte volontiers sur les mérites de Pasteur. Mais il ne se doute pas que Sophie, sa femme, vit une grande passion avec un bel hussard téénbreux. Pas plus qu’il n’imagine que l’apparition de la Dame Blanche à la jeune Bernadette Soubirous puisse bouleverser la ville…
En faisant des recherches sur Internet, j’ai vu qu’un autre de ses livres, « Le bel italien », est la suite de « La belle chocolatière », et parle de ce qui se passe, après le premier émoi des visions de Bernadette. Elles auront bien sur des conséquence extraordinaires sur le développement de Lourdes. J’ai hâte de le lire, et vais donc m’empresser de l’acheter,
Donc :
Tome 1 : La belle chocolatière
Tome 2 : Le bel italien
L’auteur a également écrit « L'impératrice des roses », que je connais pas. Je vous mets le résumé que j’ai vu sur Internet :
« Troyes, 1865. Alba naît dans la pauvreté et tous les destins lui sont contraires. Contrainte de travailler avec sa mère pour gagner leur vie, Alba peint des éventails. Mais elle finira par connaître le succès en peignant des roses. Ce roman s'inspire de la vie de Madeleine Lemaire, peintre de fleurs, surnommée Impératrice des roses par Alexandre Dumas et adulée par ses contemporains. »
Je pense que cela doit être vraiment sympa…
Pas de site officiel, juste un petit lien sur un article sympa :
http://web1.radio-france.fr/chaines/france-info/chroniques/livre/index.php?m=3&chro_diff_id=8528